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Chirurgie de la colonne vertébrale

Comment est formée la colonne vertébrale ?

La colonne vertébrale se compose de 32 vertèbres séparées par des disques fibro-cartilagineux. Elle se compose de cinq zones :

  • cervicale
  • thoracique
  • lombaire
  • sacrée
  • coccygienne

Les vertèbres cervicales sont constituées de petits corps, les lombaires et les sacrées sont beaucoup plus grandes, car le poids du corps devient plus lourd dans les vertèbres inférieures.

Divers problèmes peuvent affecter la colonne vertébrale. Dans les cas moins graves, la rééducation peut aider à soulager la douleur, le mal de dos ou les déviations de la colonne vertébrale. Dans certains cas, cependant, la chirurgie est la seule solution.

Un problème typique qui peut survenir après une opération à la colonne vertébrale est la thrombophlébite. Il s’agit d’une situation où une veine s’enflamme à cause d’un caillot de sang, d’une injection intraveineuse ou d’une infection dans les tissus environnants. Ces conditions provoquent généralement une tension et une douleur dans les tissus entourant la veine malade. La chirurgie peut également entraîner des complications pulmonaires. Ces problèmes peuvent être dus à l’administration d’anesthésiques ou à de longues périodes d’alitement, qui peuvent provoquer des problèmes respiratoires ou des infections. Parfois, les implants de vis, de tiges ou de plaques métalliques peuvent se casser ou se déplacer. Ces situations peuvent provoquer des douleurs et nécessiter une seconde intervention chirurgicale pour remplacer ou réparer les parties endommagées.

Dans quels cas une chirurgie de la colonne vertébrale est-elle nécessaire ?

La chirurgie de la colonne vertébrale doit être envisagée pour les affections suivantes :

  • Maladies graves de la colonne vertébrale
  • Déficits neurologiques tels que paralysie et perte de sensation
  • Hernie discale
  • Sténose spinale
  • Scoliose
  • Instabilité vertébrale
  • Pathologies qui n’ont pas répondu aux thérapies et aux médicaments de réadaptation

Chirurgie mini-invasive du rachis : en quoi consiste-t-elle ?

La chirurgie ouverte, qui était autrefois la seule approche possible, est de plus en plus remplacée par la chirurgie mini-invasive.

Alors que la chirurgie ouverte consiste à ouvrir la zone affectée par une longue incision, exposant ainsi toutes les structures vertébrales. La chirurgie mini-invasive ne nécessite pas de grandes incisions, ce qui réduit la surface soumise à la manipulation chirurgicale.

Ainsi, la chirurgie rachidienne mini-invasive offre des avantages évidents en termes de réduction des symptômes et du temps de récupération postopératoire. Bien sûr, dans certains cas, une chirurgie ouverte reste indispensable.

Les types de chirurgie les plus courants effectués sur la colonne vertébrale sont les suivants :

  • Discectomie et microdiscectomie : retrait de la hernie et du matériel du disque intervertébral. La microdiscectomie est une procédure peu invasive.
  • Laminectomie : ablation de la partie osseuse postérieure de la vertèbre.

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Quels sont les risques d’une opération de la colonne vertébrale ?

Comme tout type de chirurgie, la chirurgie de la colonne vertébrale peut présenter certains risques. La chirurgie mini-invasive comporte plus ou moins les mêmes risques, mais dans une moindre mesure.

Les risques les plus courants d’une chirurgie de la colonne vertébrale sont :

  • Infections
  • Saignement
  • Douleur au niveau du site de la greffe osseuse
  • Pseudarthrose, c’est-à-dire absence de fusion osseuse
  • Dommages neurologiques
  • Embolie

Quelles sont les approches les plus courantes de la chirurgie de la colonne vertébrale ?

Dans la chirurgie ouverte comme dans la chirurgie mini-invasive, le chirurgien peut accéder à la colonne vertébrale par différents points, appelés « approches » :

  • Approche antérieure : le chirurgien accède à la colonne vertébrale par l’avant du corps.
  • Approche postérieure : il s’agit de l’approche la plus courante, qui implique une ou plusieurs incisions dans le dos.
  • Approche latérale : le chirurgien entre par le côté.
  • Foraminotomie : consiste à retirer le tissu osseux et/ou cartilagineux qui obstrue le foramen intervertébral en comprimant la racine d’un nerf rachidien.
  • Prothèse discale : une nouvelle alternative à la fusion vertébrale traditionnelle.
  • Fusion vertébrale : utilisée pour bloquer la mobilité de deux ou plusieurs vertèbres adjacentes et implique l’utilisation de greffes osseuses.

Stabilisation de la colonne vertébrale avec technique ouverte ou mini-invasive

Il s’agit d’une technique chirurgicale pour le traitement des problèmes graves de la colonne lombaire tels que le spondylolisthésis dégénératif, la sténose canalaire, la scoliose adulte, les discopathies lombaires multiples. Elle se caractérise par la mise en place, sous un contrôle radiologique peropératoire strict, de vis en titane au niveau de chaque vertèbre affectée, reliées à des barres de forme appropriée, afin de stabiliser l’étirement pathologique de la colonne responsable de la douleur chronique signalée. Lorsque cela est nécessaire, cette intervention peut être associée à la nécessité de libérer les structures nerveuses en retirant la partie la plus postérieure de la vertèbre (lamina) ou en retirant les ligaments dégénérés et épaissis entre les vertèbres contiguës (laminectomie – recessotomie).

Les technologies les plus modernes et les méthodes les plus avancées permettent, dans certains cas, d’effectuer ces procédures de manière peu invasive, par de petites incisions cutanées, en respectant au maximum les tissus mous de la peau et des muscles.

Tumeur de la colonne vertébrale

L’évaluation chirurgicale d’une tumeur de la colonne vertébrale doit commencer par une question fondamentale : les structures nerveuses de la colonne, c’est-à-dire la moelle épinière et les nerfs qui en sont issus, sont-elles en danger ?

L’altération de ces structures peut entraîner une perte de la fonction motrice, et plus encore, une paralysie de zones plus ou moins étendues selon la localisation de l’atteinte. La sécurisation des structures nerveuses est donc une priorité absolue et s’obtient de deux manières : éliminer la compression directe des structures nerveuses par la tumeur lorsqu’elle est présente, et assurer ou restaurer la stabilité et l’intégrité structurelle de la colonne. Une tumeur qui ne comprime pas la moelle épinière mais qui a envahi la structure osseuse de la colonne peut également entraîner des lésions neurologiques en raison d’une défaillance structurelle de la colonne elle-même et, par conséquent, d’une compression et d’une atteinte des nerfs.