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Types et intervention de la prothèse de la hanche

Intervention de remplacement de la hanche par prothèse

Quand avoir recours à une prothèse de la hanche ?

Lorsque la hanche est endommagée, la première mesure thérapeutique est un traitement conservateur qui peut être donné par la rééducation, la physiothérapie, la prise d’analgésiques ou l’association de plusieurs de ces traitements.

Toutefois, si l’étendue des dommages est importante ou de nature chronique, la possibilité de subir une opération de remplacement de la hanche doit être sérieusement envisagée. Dans ces cas, ce sont les douleurs persistantes et l’impossibilité de réaliser les activités quotidiennes les plus simples qui convainquent le patient de se faire opérer.

La prothèse de hanche remplace l’articulation naturelle, qui n’est plus fonctionnelle. Il existe trois types de prothèses :

  • Le remplacement total ou arthroplastie, qui consiste à opérer les deux composants de l’articulation : le fémur et l’acétabulum.
  • Remplacement partiel ou endoprothèse qui préserve l’acétabulum.
  • Prothèse partielle qui préserve le col du fémur, qui convient uniquement aux patients jeunes et en l’absence d’ostéoporose.

Comment se déroule le remplacement de la hanche par prothèse ?

La chirurgie de remplacement de la hanche est généralement réalisée sous anesthésie générale. Toutefois, il est également possible d’opter pour une anesthésie péridurale, dans laquelle seule la partie inférieure du corps est insensible à la douleur. Ceux qui choisissent cette deuxième option ne sont toutefois pas conscients car ils doivent prendre de puissants sédatifs.

En ce qui concerne la durée de l’opération de remplacement de la hanche, elle varie entre 60 et 90 minutes.

Lors de l’ablation de l’articulation endommagée, la partie supérieure du fémur et la partie acétabulaire, dans laquelle le fémur lui-même est logé, sont retirées. À ce stade, la hanche est remplacée par une prothèse en alliage métallique. Le chirurgien commence par fixer au bassin une cavité artificielle qui sert d’acétabulum. Cette cavité s’appelle une cupule prothétique. Ensuite, il applique ce qu’on appelle la tige prothétique, dont une extrémité est faite pour être soudée au fémur restant. L’autre extrémité a une tête, très similaire à celle du fémur, qui s’adapte parfaitement à l’intérieur de la cupule prothétique.

Pour fixer fermement la cupule et la tête de la tige, il existe deux solutions : soit on applique du ciment acrylique, soit on utilise un mécanisme de pression.

Comment choisir le bon type de prothèse de la hanche ?

Taille de la prothèse de la hanche

En ce qui concerne la taille de la prothèse nous pouvons parler de :

  • prothèses de resurfaçage qui recouvrent précisément la surface osseuse sans la retirer
  • Mini-prothèses, c’est-à-dire de petits implants qui épargnent le canal médullaire du fémur et transmettent la charge de manière para physiologique.
  • Prothèses traditionnelles fixées ou non avec du ciment qui occupent la moitié proximale haute du fémur qui a été opéré.

La taille de la nouvelle tête fémorale prothétique est également importante. La tête du fémur naturel est large, ce qui contribue énormément à la stabilité de la hanche. Lors de son remplacement, la taille de la tête passe inévitablement à des diamètres inférieurs, sauf en cas de resurfaçage.

Matériaux des prothèses de la hanche

Enfin, pour bien comprendre les différences entre les différentes prothèses, il est important de considérer le matériau dont elles sont faites, car c’est lui qui supporte les contraintes lors des mouvements.

Ce paramètre est de loin le plus important pour déterminer la survie dans le temps d’une prothèse de hanche. Une fois fixée, une prothèse se détache et échoue, dans plus de 95% des cas, uniquement s’il y a une usure de l’interface avec libération de débris. C’est précisément l’action des débris que notre organisme ne peut pas digérer, qui déconnecte la prothèse, réabsorbe l’os péri-prothétique, conduit à la mobilisation de la prothèse et, enfin, à la nécessité d’intervenir avec une chirurgie de révision. Chaque couple de roulements à l’interface a ses forces et ses faiblesses. Ce qui est certain, c’est que le couplage métal sur métal, c’est-à-dire celui utilisé pour les prothèses de resurfaçage, a donné les pires déceptions ces dernières années, car il est responsable de taux d’échec très élevés et de la production de métallose qui rend également la chirurgie de révision extrêmement complexe. Aujourd’hui, en tout cas, l’utilisation de prothèses métal sur métal et de facettes est presque totalement abandonnée. L’introduction de la dernière génération de polyéthylènes réticulés, lorsqu’ils sont associés à des têtes en céramique ou en métal de 36 mm, ont montré des taux d’usure et de défaillance presque inexistants après plus de 14 ans de résultats cliniques.

Le choix ultime revient au chirurgien

Il existe plus de 60 modèles différents de prothèses de hanche. Toutefois, moins de dix d’entre eux sont effectivement utilisés. Le choix de la prothèse la plus appropriée appartient au chirurgien qui, de temps à autre, fait plusieurs considérations liées à :

  • L’âge du patient.
  • Le poids corporel et fragilité de certains matériaux.
  • Les allergies éventuelles du patient aux matériaux qui composent la prothèse.
  • Le sexe du patient.
  • L’existence d’une éventuelle pathologie sous-jacente.

Compte tenu de son importance, l’âge du patient mérite une attention particulière. Un patient âgé n’a pas de besoins particuliers : la prothèse peut ne pas être l’une des plus durables et même pas du type sans ciment. En effet, il est peu probable qu’il doive subir une seconde opération pour remplacer la prothèse usée. Au contraire, un jeune patient a besoin d’une prothèse durable et, éventuellement, non cimentée. De cette manière, en plus de repousser au maximum l’opération de remplacement, elle est également plus facile à réaliser.

Temps de récupération prothèse de la hanche

Les patients qui ont subi une opération de remplacement de la hanche peuvent recommencer à marcher avec les précautions nécessaires et si les conditions sont bonnes immédiatement après l’opération, à l’aide de béquilles.

En ce qui concerne le temps de récupération, si les exercices de rééducation sont effectués régulièrement sans exagération, les activités normales peuvent être reprises en 2 ou 3 mois.

Il faut faire attention aux mouvements brusques et aux chocs : les sports tels que le football, le ski ou l’équitation sont donc à éviter. En revanche, les activités normales peuvent être reprises après un laps de temps approprié. Par exemple, on peut reprendre la conduite automobile après environ 6 semaines, le travail après 6 à 12 semaines selon le type de profession et l’activité sexuelle après 6 à 8 semaines avec l’accord du médecin.