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Tout savoir sur le traitement du cancer du poumon

Le cancer du poumon est-il fréquent?

Le cancer du poumon est le cancer le plus fréquent chez l’homme dans le monde. Chez les femmes, en revanche, il s’agit du deuxième cancer le plus fréquent après le cancer du sein. Les statistiques montrent une augmentation constante de l’incidence au cours des vingt dernières années, mais ces dernières années, cette augmentation a touché davantage les femmes que les hommes. Il ne fait aucun doute que le tabagisme, qui est en hausse dans la population féminine, est à l’origine de cette augmentation. La responsabilité du tabagisme sur la survenue du cancer du poumon est connue depuis de nombreuses années, tout comme l’impact de la pollution atmosphérique dans les villes industrialisées occidentales. Il est plus difficile de démontrer scientifiquement la relation de cause à effet entre le tabagisme passif et l’apparition d’un carcinome, en raison de la discontinuité de l’exposition.

Les symptômes du cancer du poumon

Aux premiers stades, le cancer du poumon peut être totalement asymptomatique et il existe des cas qui sont diagnostiqués lors d’examens effectués pour d’autres raisons. Il existe certains symptômes qui, s’ils sont présents, doivent être discutés avec votre médecin généraliste : voix rauque, toux persistante, essoufflement, douleurs thoraciques, perte de poids et d’appétit, fatigue persistante, présence de sang dans les expectorations. Le cancer du poumon peut se propager à d’autres organes (métastases) et donner ainsi des troubles liés à ces sites de la maladie, notamment une jaunisse, des douleurs osseuses, des maux de tête et des vertiges.

Diagnostic précoce du cancer du poumon : qui doit se faire examiner et quand ?

Le cancer du poumon doit son grand taux de mortalité au fait que, asymptomatique à ses débuts, il est généralement découvert trop tard. Il est recommandé aux fumeurs de plus de 40 ans, c’est-à-dire aux personnes les plus exposées au risque de développer la maladie, de se soumettre à des contrôles semestriels ou annuels par scanner. Ce test, même répété, ne présente pas de risque pour la santé et permet d’identifier les carcinomes alors qu’ils sont encore opérables et curables. Souvent, aujourd’hui, les patients qui ont les meilleures chances de guérison sont ceux qui identifient le carcinome de manière occasionnelle après un scanner de la poitrine.

Le diagnostic du cancer du poumon

La pose du diagnostic du cancer du poumon commence généralement par une première visite chez le médecin généraliste, puis se poursuit par une consultation avec un spécialiste pneumologue, oncologue ou radiologue.

Afin d’établir un diagnostic et de comprendre le stade de la maladie, plusieurs tests peuvent être utilisés. Outre le scanner, la bronchoscopie, la biopsie associée à un examen histologique, la radiographie du thorax, le PET scan, la scintigraphie pulmonaire et l’IRM.

Quels sont les traitements envisagés en cas de cancer du poumon ?

La chirurgie dans le traitement du cancer du poumon

La chirurgie, en l’absence de métastases ou de risque chirurgical excessif pour le patient, est toujours le traitement de premier choix. La chimiothérapie, la radiothérapie, la thérapie biologique et la thérapie ciblée peuvent être utilisées avant la chirurgie pour réduire la masse tumorale et rendre le carcinome opérable, ou après comme thérapie adjuvante pour prévenir le risque de récidive. Ces dernières années, les oncologues ont fait de gros efforts pour augmenter le nombre de patients opérables. La thérapie préopératoire ou néoadjuvante est désormais une réalité fiable. Avant de commencer le traitement, il est toutefois important que le patient soit évalué par une équipe multidisciplinaire composée d’oncologues, de pneumologues, de radio-oncologues, de chirurgiens, d’anesthésistes et de réanimateurs afin d’identifier le traitement le plus approprié.

Radiothérapie et cancer du poumon

La radiothérapie consiste à utiliser des rayonnements à haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Les équipements modernes permettent de diriger les rayons de manière extrêmement spécifique et précise, en épargnant autant que possible les structures environnantes. La radiothérapie peut être utilisée en association (avant ou après la chirurgie, comme expliqué ci-dessus) ou après la chimiothérapie. Elle est également utilisée dans le cerveau pour réduire le risque d’éventuelles métastases (radiothérapie cérébrale prophylactique) ou pour traiter ces métastases. La radiothérapie est également utilisée à des fins palliatives (en cas de maladie avancée).

Dans les cas où la tumeur a déjà atteint des organes distants tels que les os, le foie, etc., la chimiothérapie est réalisée comme traitement exclusif dans le but de ralentir l’évolution de la maladie et d’améliorer la qualité de vie.

Ces dernières années, l’importance de la définition histologique dans le choix de la chimiothérapie à utiliser est apparue.

Dans quels cas l’immunothérapie est-elle utilisée ?

L’immunothérapie est la nouvelle frontière dans le traitement du cancer du poumon inopérable. Dans certains essais cliniques actuellement en phase finale, il est également utilisé comme traitement néoadjuvant ou adjuvant, avant ou après une intervention chirurgicale. L’utilisation de médicaments à ciblage moléculaire fait partie du concept de médecine de précision, c’est-à-dire traiter un patient non seulement en fonction de ses caractéristiques et de celles de sa maladie, mais aussi en ciblant des cibles spécifiques présentes sur les cellules tumorales. Ces dernières années, l’immunothérapie s’est révélée efficace dans le traitement de seconde ligne des tumeurs non à petites cellules, après l’échec de la chimiothérapie et, plus récemment, comme première option, seule ou en association avec d’autres médicaments. Plus récemment, il a été utilisé pour les tumeurs à petites cellules, pour lesquelles des résultats prometteurs doivent encore être observés.

Quel est le suivi postopératoire du cancer du poumon ?

Une fois que l’intervention chirurgicale est terminée, que la dernière suture a été retirée et que l’état du patient a été constaté, on peut dire que le travail du chirurgien est terminé. À ce stade, le clinicien, que ce soit l’oncologue, le pneumologue, ou le radiothérapeute, prend le relais et suit le patient au fil des ans. En fait, il est essentiel de ne jamais baisser la garde après une opération du cancer du poumon.