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Reconstruction mammaire après mastectomie

Qu’est-ce qu’une reconstruction mammaire ?

La reconstruction mammaire est une procédure de chirurgie plastique qui permet de restaurer les formes compromises ou perdues suite à une mastectomie ou à des malformations congénitales. Les techniques les plus utilisées sont celles qui impliquent l’utilisation de prothèses mammaires. Récemment, de nouvelles méthodes moins invasives ont été introduites qui prévoient l’utilisation de graisse provenant d’une même patiente comme le lipofilling afin de redonner de la vigueur aux tissus compromis par la mastectomie et la radiothérapie et de permettre, à un stade ultérieur, la pose de prothèses. La phase de reconstruction peut être effectuée en même temps que la mastectomie (reconstruction immédiate), ou commencée 6 à 12 mois après l’opération de mastectomie.

La reconstruction mammaire effectuée des mois après la mastectomie est recommandée lorsque le patient doit subir de fortes doses de radiothérapie ou lorsqu’il n’y a pas d’indication technique pour une reconstruction immédiate. Cependant, pour obtenir le résultat final, il est nécessaire de procéder à d’autres interventions chirurgicales et parfois aussi d’opérer le sein sain controlatéral afin de rétablir l’asymétrie mammaire compromise.

Reconstruction mammaire avec prothèses

En quoi consiste la reconstruction mammaire avec prothèses ?

La première phase consiste à insérer sous le muscle grand pectoral une prothèse mammaire afin d’augmenter le volume des tissus jusqu’à l’obtention du volume souhaité.

La prothèse est généralement implantée lors de la première intervention chirurgicale à la fin de la mastectomie.

En général, pour obtenir un bon résultat esthétique, il suffit de placer un implant mammaire de taille et de forme adéquates, mais parfois il peut être nécessaire de faire une petite retouche du sein controlatéral pour obtenir un résultat de symétrie optimal.

Cette technique chirurgicale n’est pas recommandée chez les patients qui ont besoin d’une radiothérapie en raison du pourcentage élevé de contracture capsulaire qui se produit après les traitements de radiothérapie.

Dans ces cas, il est préférable d’utiliser une technique de chirurgie reconstructive avec des tissus autologues.

C’est au chirurgien plasticien de choisir un type d’implant qui soit adapté aux caractéristiques des tissus et à la conformation physique de la patiente et qui permette d’obtenir un sein aussi semblable que possible à celui qui est compromis.

Les prothèses mammaires

Les prothèses peuvent être rondes ou avoir un profil anatomique en forme de goutte. Certains implants offrent également différents degrés de projection en fonction du degré de projection que le patient souhaite obtenir.

En externe, les implants mammaires peuvent avoir une surface lisse ou texturée. Les implants à surface lisse ont une enveloppe légèrement plus souple qui n’est pas très visible au toucher, même lorsqu’ils sont placés sous la glande mammaire.

Les implants texturés sont en revanche un peu plus rigides au toucher, mais sont préférés par de nombreux chirurgiens car ils connaissent moins de « rejet » (contracture capsulaire).

Les prothèses utilisées en chirurgie esthétique sont constituées d’une enveloppe externe en silicone et d’un contenu interne qui peut être du gel de silicone ou une solution saline.

Le gel de silicone est un matériau hautement cohésif et uniforme qui, bien qu’ayant la douceur et la consistance du tissu mammaire, agit comme une substance solide, évitant ainsi, en cas de rupture accidentelle de l’implant, la migration et la dispersion de son contenu dans la région du sein.

Les prothèses en gel de silicone sont disponibles en trois différents degrés de cohésion (souple, légèrement dense et très dense) afin de garantir le plus haut niveau de résistance, de sécurité et de confort.

Avant et après la reconstruction mammaire

Lorsque l’opération ne concerne qu’un seul sein, la plupart des femmes sont satisfaites du résultat, même si la symétrie entre les deux seins ne peut généralement pas être parfaite.

La reconstruction mammaire d’une femme ayant subi une mastectomie est en fait très différent des retouches nécessaires pour des raisons purement esthétiques. Il ne faut pas avoir d’attentes irréalistes. Les résultats que l’on peut obtenir aujourd’hui sont très satisfaisants, mais difficilement comparables à ceux obtenus lorsqu’une femme en bonne santé subit la même opération. L’implantation de la prothèse donne au sein opéré un aspect plus jeune par rapport au sein non opéré, car il reste plus haut. Afin de rétablir la symétrie, on procède normalement à une mastopexie, en soulevant également le sein controlatéral et en alignant les dimensions des deux seins..

La prothèse en silicone a en effet une consistance et une mobilité différentes de celles des tissus naturels, de sorte que, par exemple, lorsqu’une femme s’allonge, elle ne suit pas la gravité comme le fait un sein sain. Les cicatrices, qui en chirurgie esthétique sont laissées dans des zones cachées, en chirurgie reconstructive peuvent parfois être plus visibles car elles dépendent de la position de la tumeur. Dans ce domaine également, de nombreux progrès ont été réalisés.

La reconstruction mammaire : une intervention sur mesure

Pour le type d’intervention de reconstruction le plus approprié, il n’y a pas de règles absolues : pour chaque femme, la stratégie la plus adaptée doit être choisie.

Pour prendre cette décision, il faut non seulement tenir compte de la taille de la masse et de sa position, mais aussi des caractéristiques originales du sein, de sa taille et de sa forme, de la conformation physique générale de la femme, de son âge, ainsi que de ses souhaits et de ses attentes. Mais tout doit évidemment être subordonné au traitement de la maladie, qui doit toujours être l’objectif prioritaire.

En ce qui concerne le moment le plus approprié pour intervenir, il est aujourd’hui préférable, lorsque cela est possible, de procéder à la reconstruction dès l’opération d’ablation de la tumeur. Toutefois, dans certains cas, il peut être plus approprié de reporter cette phase à une date ultérieure.