les types de valves cardiaques

Quand faut-il remplacer la valve aortique?

Qu’est-ce que la chirurgie de réparation ou de remplacement de la valve aortique ?

L’intervention chirurgicale sur la valve aortique doit être effectuée avant l’apparition des symptômes qui sont le signe d’une pathologie grave. Lorsque le défaut est léger, la chirurgie peut attendre tout en surveillant avec des contrôles réguliers au moyen de avec un électrocardiogramme.

La chirurgie valvulaire aortique est divisée en deux groupes de base : la chirurgie « réparatrice », dans laquelle la valve native est maintenue ; et la chirurgie « de remplacement », dans laquelle la valve est remplacée par une prothèse (biologique ou mécanique). La chirurgie de réparation de la valve aortique consiste à réparer la valve pour corriger sa pathologie sans la remplacer. Dans la mesure du possible, il est préférable de réparer une valve plutôt que de la remplacer. En effet, le remplacement d’une valve est associé à un meilleur maintien de la fonction cardiaque, à une meilleure survie et à un risque moindre d’endocardite, et il n’est souvent pas nécessaire de recourir à un traitement anticoagulant.

Dans quels cas faut-il remplacer la valve aortique ?

Sténose aortique

La sténose aortique est une maladie congénitale ou acquise de la valve aortique, caractérisée par une réduction de la capacité de la valve à s’ouvrir.

La sténose aortique est une réduction de la capacité de la valve aortique à s’ouvrir. La sténose aortique représente une obstruction à l’écoulement physiologique du sang entre le ventricule gauche et l’aorte pendant la systole, c’est-à-dire pendant la contraction du cœur.

La sténose aortique génère une surcharge de pression de l’écoulement sanguin sur le ventricule, qui, pour compenser et s’adapter à cette situation, épaissit ses parois, mais implique une augmentation de la fatigue pour le cœur.

La sténose aortique survient généralement à un âge plus avancé, entre 60 et 70 ans, mais l’apparition peut être plus précoce chez les patients présentant une valve bicuspide. L’augmentation de l’âge moyen de la population contribue à l’augmentation de la fréquence de la maladie.

Insuffisance aortique

La sténose aortique est une maladie congénitale ou acquise de la valve aortique, caractérisée par une réduction de la capacité de la valve à s’ouvrir.

L’insuffisance aortique est le résultat d’une fermeture défectueuse de la valve aortique, la valve cardiaque qui régule le flux sanguin du ventricule gauche vers l’aorte. Dans cette situation, une partie du sang retourne dans le ventricule gauche, ce qui empêche un pompage efficace vers le reste du corps.

Lorsque la valve aortique ne se ferme pas correctement, une partie du sang pompé par le ventricule gauche refoule. Il en résulte l’apparition de symptômes tels que la fatigue et l’essoufflement, mais il peut aussi y avoir des conséquences plus graves, comme l’endocardite ou l’insuffisance cardiaque. En général, cependant, l’insuffisance aortique est bien tolérée et les symptômes peuvent mettre des décennies à apparaître. En revanche, si une grave insuffisance aortique apparaît soudainement, comme c’est parfois le cas par exemple à la suite d’une endocardite, les symptômes de l’insuffisance cardiaque apparaissent immédiatement.

Comment se déroule la chirurgie de réparation ou de remplacement de la valve aortique ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, en tenant compte de différents paramètres tels que l’âge, la lésion valvulaire, la constitution physique et les co-pathologies. L’opération est réalisée avec le cœur arrêté. C’est pourquoi le chirurgien utilise la machine cœur-poumon (pompe pour la circulation extracorporelle). Il existe différentes techniques de réparation qui peuvent être utilisées individuellement ou en combinaison pour reconstruire la valve et la rendre continentale.

À la fin de l’opération, un contrôle échocardiographique est effectué pour vérifier le bon fonctionnement de la valve réparée. Dans les cas où la réparation n’est pas possible, la valve aortique est remplacée par une prothèse mécanique ou biologique. Les prothèses mécaniques ont l’avantage d’être durables, mais nécessitent une thérapie anticoagulante. Parallèlement, les prothèses biologiques, dérivées de tissus animaux, ne nécessitent pas de thérapie anticoagulante, mais ont tendance à dégénérer avec le temps. Le choix du type de prothèse doit être fait en fonction de l’espérance de vie, de la possibilité de maintenir un traitement anticoagulant et du mode de vie du patient. En outre, chez les femmes en âge de procréer, le désir d’avoir des enfants peut suggérer l’utilisation de prothèses biologiques, car la thérapie anticoagulante est fortement déconseillée pendant la grossesse.

La chirurgie de réparation ou de remplacement de la valve aortique est-elle douloureuse ?

Chez les patients d’âge avancé ou souffrant de maladies associées cliniquement importantes, le risque opératoire de la chirurgie peut être considéré comme trop élevé. Chez ces patients, des techniques alternatives peuvent être utilisées qui permettent l’implantation de la valve via un cathéter à travers les vaisseaux fémoraux ou via une petite incision dans la paroi thoracique. Ces procédures sont évaluées et approuvées collégialement par l’équipe cardiaque composée d’un chirurgien cardiaque, d’un anesthésiste et d’un cardiologue hémodynamicien.

Normalement, le risque de décès associé à cette procédure est d’environ 2 %, mais pour chaque patient, une évaluation du risque est nécessaire, en tenant compte de l’âge, des conditions générales et des pathologies associées.

Interventions alternatives

Valvuloplastie

La valvuloplastie aortique consiste à élargir la valve aortique sténosée. Elle est réalisée à l’aide d’un cathéter, qui est introduit dans les vaisseaux sanguins et dans le cœur.

Il est particulièrement adapté aux jeunes enfants qui ne sont pas encore prêts pour une opération à cœur ouvert.

Le principal inconvénient de la valvuloplastie est qu’elle doit être répétée après deux ou trois ans, ou remplacée par une autre opération.

Remplacement de l’aorte sans points de sutures

Il s’agit d’une technique chirurgicale innovante. Pendant l’opération, une thoracotomie et une machine cœur-poumon sont effectuées, mais contrairement au remplacement classique de la valve, la nouvelle valve aortique est montée sans sutures. Cela réduit considérablement la durée de l’opération et le temps de circulation extracorporelle que le patient opéré doit subir.

Suivi

À la fin de l’opération, le patient est transféré à l’unité de soins intensifs, où il reste sous observation pendant 12 à 24 heures, avant d’être ramené au service d’hospitalisation. Au bout de 4 ou 5 jours après l’opération, le patient peut sortir de l’hôpital et être transféré dans un centre de réadaptation cardiaque, où il restera hospitalisé pendant environ 15 jours.