Prothèse d’épaule quand est-elle utile

Prothèse d’épaule : quand est-elle utile ?

Prothèse d’épaule : quand est-elle utile ?

Indications à la prothèse de l’épaule

La solution de mise en place d’une prothèse de l’épaule peut être proposée aux patients qui présentent une douleur importante à cette articulation avec une invalidité articulaire conséquente. C’est donc conseillé aux patients avec un empêchement objectif de réaliser les activités quotidiennes normales. L’indication de la prothèse de l’épaule est posée s’il n’y a pas d’amélioration après un traitement médicamenteux et une kinésithérapie spécifique.

L’état pathologique sous-jacent peut être principalement de nature inflammatoire (arthrite, arthrite auto-immune ou arthrite résultant de blessures graves) ou dégénérative (arthrose, c’est-à-dire usure articulaire liée à l’âge). D’autres causes notables sont la nécrose avasculaire de la tête humérale (interruption de la circulation sanguine dans le tissu osseux due à des causes traumatiques ou atraumatiques, y compris l’abus de stéroïdes et d’alcool), toute fracture majeure qui n’a pas été correctement traitée ou une chirurgie de remplacement antérieure qui n’a pas abouti.

Quand consulter un médecin en cas de douleur de l’épaule ?

Les douleurs de l’épaule qui ne disparaissent pas au bout de quelques jours, ou qui réapparaissent dès que le médicament anti-inflammatoire fait effet, nécessitent un diagnostic et un traitement spécifiques. Dans certains cas, le médecin peut demander une IRM, car elle donne une vue claire de la structure articulaire, tant des tissus mous que des os. Lorsqu’un examen IRM révèle une usure du tendon ou du cartilage, une intervention chirurgicale peut être nécessaire. En cas de problème mécanique, les traitements pharmacologiques et physiothérapeutiques n’ont qu’un effet transitoire, voire aggravant dans certains cas.

Causes des problèmes d’épaule

L’épaule peut facilement être blessée car la tête de l’humérus est plus grande que sa cavité. Les muscles, les tendons et les ligaments sont donc soumis à de fortes contraintes, tant pour maintenir la stabilité que pour effectuer les mouvements. Parmi les facteurs à prendre en compte pour l’origine de la douleur figure, outre le traumatisme ou le coup, l’épaisseur de l’os de l’omoplate (l’acromion). Lorsqu’elle est particulièrement épaisse, les tendons de la coiffe frottent davantage et, en s’usant, s’enflamment.

Une autre cause de douleur est l’arthrose, c’est-à-dire l’usure du cartilage de l’articulation, une affection typique des personnes de plus de 60 ans. Chez les jeunes, l’usure du tendon peut être causée par un travail manuel ou par des sports qui sollicitent beaucoup l’épaule, comme le volley-ball, le basket-ball et le tennis. Le symptôme de la douleur peut également être dû à des maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde), à des maladies neurologiques (accident vasculaire cérébral, radiculopathie cervicale, etc.), à une maladie métastatique, à une cholécystite et à un infarctus du myocarde (lorsqu’il est accompagné d’autres symptômes tels qu’un malaise et une douleur rétro-sternale).

Diagnostic

Le médecin généraliste est certainement la première personne à contacter en cas de symptômes durables de douleur à l’épaule. Toutefois, pour une évaluation approfondie, il est conseillé de contacter un spécialiste orthopédique expert qui, après une anamnèse et un examen objectif, sera en mesure de recommander l’instrumentation diagnostique la plus appropriée : généralement une radiographie, parfois complétée par un scanner – pour évaluer l’état de l’os – ou une IRM – utile pour étudier les tissus mous.

Traitement de prothèse de l’épaule

Prothèse totale ou prothèse de resurfaçage de l’épaule

Le traitement chirurgical peut être de différents types. S’il est nécessaire de remplacer l’ensemble de l’articulation, on parle de prothèse totale d’épaule. Si seule la tête de l’humérus est significativement endommagée, seule la tête de l’humérus est remplacée, on parle alors d’endoprothèse. Les autres types d’opération sont l’implantation d’une prothèse inversée (inversion de la concavité et de la convexité de l’articulation) ou d’une prothèse de resurfaçage (remplacement de la surface articulaire de la tête de l’humérus).

Le taux de complication de l’opération est d’environ 6%. Il s’agit notamment de :

  • persistance de la douleur
  • le descellement et la mobilisation des structures prothétiques ;
  • des adhérences cicatricielles ;
  • lésion des structures nerveuses et/ou vasculaires voisines ;

La phase de convalescence à domicile après l’opération est particulièrement importante. Le port d’une attelle est recommandé, comme pour toute opération, ainsi que l’attention portée à la plaie chirurgicale et l’exécution d’exercices spécifiques, qui seront dans chaque cas identifiés par le chirurgien orthopédiste et expliqués au patient.

Les matériaux dans la prothèse de l’épaule

En ce qui concerne les matériaux, les prothèses modernes sont principalement composées de titane et d’alliages de cobalt-chrome-molybdène et de polyéthylène de poids moléculaire très élevé.

Quel parcours pour les patients nécessitant une prothèse de l’épaule ?

Les patients nécessitant une prothèse de l’épaule sont d’abord adressés à des spécialistes en orthopédie. Ensuite, selon le cas, le patient subit une procédure de diagnostic approfondie (radiographie, IRM, échographie).

Dans un souci de sécurité maximale et de qualité des soins, tous les candidats à une intervention chirurgicale bénéficient également d’un bilan cardiologique et interniste (au cours duquel l’état de santé général est évalué). Une fois que le patient est jugé apte à subir une intervention chirurgicale, il est opéré. Immédiatement après l’opération d’arthroplastie, le patient est suivi par l’équipe médicale et le kinésithérapeute pour une rééducation postopératoire appropriée afin de permettre une récupération rapide et une efficacité maximale.

Le cas de l’arthrite de l’épaule

L’arthrite est une maladie dégénérative causée par l’usure du cartilage (arthrose) ou l’inflammation d’une ou plusieurs articulations (polyarthrite rhumatoïde). Cette inflammation peut également affecter les muscles, les tendons et les ligaments. Elle se manifeste par une douleur, un gonflement et une réduction de la mobilité de l’épaule. Le traitement dépend en partie de la cause. L’arthrose est généralement traitée par des médicaments anti-inflammatoires. La polyarthrite rhumatoïde peut nécessiter une physiothérapie et d’autres médicaments. Si le traitement non chirurgical de l’arthrite de l’épaule ne parvient pas à soulager la douleur ou à améliorer la mobilité, il peut être nécessaire de recourir à une chirurgie de remplacement de l’articulation de l’épaule à travers une arthroplastie ou prothèse de l’épaule.