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La FIV avec ICSI :Une solution pour traiter l’infertilité masculine

L’ICSI : le point sur cette technique d’AMP

La FIV est une technique de procréation médicalement assistée qui implique la fécondation in vitro et le transfert ultérieur de l’embryon dans l’utérus (fécondation in vitro et transfert d’embryon). Elle est sans doute la plus connue, puisqu’elle a permis la naissance de la première fille conçue dans une éprouvette en 1978 (Louise Brown). Dans la plupart des cas, le traitement implique une stimulation ovarienne chez la femme afin d’avoir plus d’ovules pour la fécondation in vitro au lieu de l’unique ovule physiologique mensuel. Lorsque la surveillance échographique attentive et les dosages hormonaux confirment la maturation des ovules, le prélèvement d’ovocytes par voie transvaginale est effectué sous guidage échographique. Le même jour, on demande à l’homme de produire un échantillon de liquide séminal. Les gamètes sont ensuite placés ensemble dans une éprouvette (in vitro) et c’est là qu’a lieu la fécondation, c’est-à-dire la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde, nécessaire à la formation d’un embryon. Cette rencontre se fait naturellement, c’est-à-dire sans manipulation ni intervention mécanique. Après 2 à 5 jours (ou un peu plus selon les cas), un ou plusieurs embryons – incubés et surveillés – sont implantés directement dans l’utérus de la femme.

L’ICSI (Intracytoplasmic sperm injection) est une technique un peu plus récente de la PMA : elle s’est développée grâce aux innovations technologiques depuis les années 1990 et est indiquée dans les cas d’infertilité masculine grave due à un faible nombre de spermatozoïdes ou à une mobilité réduite. La procédure de prélèvement des gamètes est la même que pour la FIV, mais dans ce cas, les gamètes se rencontrent, c’est-à-dire se fécondent, de manière mécanique : avec une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) directement dans l’ovule dans l’éprouvette. La culture de l’embryon est la même, tout comme le transfert ultérieur de l’embryon.

FIV avec ICSI : en quoi ça consiste ?

L’ICSI est préférée à la FIV lorsque les paramètres de l’échantillon de sperme du partenaire masculin sont si compromis que les chances que les spermatozoïdes puissent féconder les ovocytes in vitro (comme c’est le cas avec la FIV) sont réduites.

Dans ce cas, les embryologistes sélectionnent les meilleurs spermatozoïdes de l’échantillon en fonction de leur forme et de leur mobilité et les injectent individuellement dans chaque ovocyte à l’aide d’un instrument appelé micromanipulateur. Dans le cas de l’ICSI, l’expertise de l’embryologiste est essentielle pour une meilleure manipulation des gamètes et ainsi augmenter les chances d’obtenir de bons embryons. La FIV et l’ICSI peuvent aussi parfois être utilisées ensemble sur la base de l’évaluation par l’embryologiste des gamètes disponibles.

ICSI : quelle différence avec la FIV ?

La première différence substantielle entre la FIV et l’ICSI est donc la manière dont les deux gamètes se rencontrent : dans la FIV par voie naturelle, dans l’ICSI par injection intracytoplasmique. Toutefois, il ne faut pas négliger cette indication. En d’autres termes, bien que les procédures de collecte, de culture et de transfert coïncident, les deux méthodes ne sont pas identiques. Ils sont indiqués pour différents types de patients en fonction du problème de fertilité sous-jacent. Il est important de ne recourir à ces techniques qu’après une enquête diagnostique complète, afin d’identifier un traitement personnalisé et donc potentiellement plus efficace pour chaque couple. C’est pourquoi il est toujours important de consulter un centre de fertilité qualifié.

L’ICSI, une victoire sur l’infertilité masculine

L’ICSI est une technique PMA très souvent associée à l’infertilite masculine. En effet, l’ICSI est indiquée :

  • Chez les hommes ayant un faible nombre de spermatozoïdes, des problèmes de mobilité ou une morphologie anormale des spermatozoïdes.
  • En cas d’échecs répétés après plusieurs cycles de fécondation in vitro et d’insémination artificielle, nombre insuffisant d’ovocytes après le prélèvement, etc. et d’échecs de la fertilisation naturelle précédente.
  • Chez les hommes qui ont subi une vasectomie.
  • En cas d’échantillons de sperme particulièrement précieux en raison de leur quantité limitée, la technique de l’ICSI permettant d’en optimiser l’utilisation :
  • Hommes subissant une radiothérapie ou une chimiothérapie.
  • Patients ayant des difficultés à atteindre l’éjaculation dans des conditions normales, comme dans le cas de l’éjaculation rétrograde.
  • Hommes qui n’ont pas de spermatozoïdes dans leur éjaculat. Dans ce cas, les spermatozoïdes peuvent être obtenus par biopsie testiculaire.

L’ICSI est-elle une technique de PMA sans risque ?

Pour éviter la survenue de complications liées à l’ICSI, la réponse aux différents protocoles thérapeutiques d’induction de l’ovulation doit être surveillée pour éviter le syndrome d’hyperstimulation ovarienne, c’est-à-dire la maturation excessive des follicules et la production d’ovocytes. Cette affection peut entraîner divers symptômes, tels que l’essoufflement, les nausées et l’hypertrophie des ovaires, qui sont douloureux, provoquant une gêne pour la patiente ; dans les cas graves, une distension abdominale et la formation de caillots sanguins peuvent se produire, ce qui peut nécessiter une hospitalisation. D’autre part, l’une des conséquences possibles des procédures laparoscopiques associées à la technique de l’ICSI, visant à obtenir des ovules, est l’infection péritonéale. En outre, il existe une probabilité accrue de grossesses multiples, car un plus grand nombre d’embryons peuvent être transférés dans l’utérus au cours de la procédure ICSI pour augmenter les chances de conception. Les grossesses multiples présentent des risques pour la santé de la mère et de l’enfant, qui risque davantage de naître prématurément et d’avoir un poids insuffisant en fin de gestation.

L’IMSI : l’ICSI puissance 10

L’IMSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes morphologiquement sélectionnés) consiste en une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes morphologiquement sélectionnés. Contrairement à l’ICSI, la sélection des spermatozoïdes s’effectue par incréments de 8000, ce qui permet d’identifier des altérations morphologiques particulières des spermatozoïdes, comme la présence de vacuoles, qui pourraient affecter l’implantation des embryons et leur qualité, ainsi que les taux d’avortement et de naissance. Cette technique est particulièrement adaptée aux couples qui ont déjà eu plusieurs tentatives infructueuses de transfert d’embryons en raison d’un échec de la fécondation ou de la maturation de l’embryon. Il est également indiqué pour les patients présentant une tératozoospermie (anomalie morphologique du sperme) grave ou un taux élevé de fragmentation de l’ADN des spermatozoïdes.

À l’heure actuelle, il n’est pas possible de tirer des conclusions définitives sur l’efficacité de l’IMSI par rapport à l’ICSI classique. Les résultats des études prospectives Jrandomisées de la littérature ne justifient pas l’introduction de l’IMSI dans la pratique clinique quotidienne.