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FAQ greffe de cornée

En quoi consiste une greffe de cornée ?

La greffe de cornée, appelée aussi kératoplastie, est utilisée pour toutes les maladies de la cornée qui réduisent l’acuité visuelle. L’opération consiste à remplacer le tissu endommagé par une cornée de donneur. Elle est réalisée sous anesthésie générale ou locale.

L’opération de greffe de cornée est-elle douloureuse ?

La greffe de cornée en elle-même n’est pas une opération douloureuse.

Elle peut être réalisée soit sous anesthésie locale, par une injection péribulbaire indolore (c’est-à-dire près de l’œil), soit sous anesthésie générale. Le choix de l’anesthésie est fait en évaluant l’état et les préférences du patient et en consultant l’anesthésiste et le chirurgien qui pratiquera l’opération.

Dans les premiers jours suivant l’opération, il y a souvent une certaine gêne dans l’œil, souvent appelée « sensation de sable dans l’œil », qui tend à disparaître en quelques semaines.

La douleur survient rarement dans les premiers jours suivant l’opération et peut être due à diverses causes, notamment une augmentation de la pression intraoculaire. Dans ces cas, le meilleur moyen de prévenir la survenue d’une grave complication est de contacter le plus tôt possible l’ophtalmologue traitant.

Combien de jours après la greffe de cornée puis-je reprendre une vie normale ?

Dans les semaines qui suivent immédiatement la transplantation, il faut éviter tous les gestes susceptibles de provoquer une augmentation de la pression thoracique ou abdominale et, par conséquent, de la pression oculaire (par exemple, soulever des poids, faire des efforts physiques importants).

Les sports de contact (par exemple, les arts martiaux) ou les sports où le risque de traumatisme oculaire est élevé (par exemple, le tennis, le squash) ne sont pas recommandés avant d’avoir la certitude que la blessure est complètement cicatrisée (environ 18-24 mois) et jamais sans protection (par exemple, des lunettes en polycarbonate).

Il est également déconseillé de se baigner dans une piscine au cours des premiers mois en raison de l’irritation causée par les désinfectants et du risque de contracter des infections potentiellement très graves.

Quels sont les risques de rejet d’une greffe de cornée ?

Le taux de rejet varie en fonction de la pathologie qui a nécessité la greffe. Le risque augmente par exemple en cas de néovaisseaux cornéens, mais cela ne concerne généralement pas les patients atteints de kératocône.

Le taux de rejet peut atteindre 30 %, mais il faut savoir que la plupart de ces cas sont résolus avec des collyres à la cortisone uniquement.

Comme il est essentiel que le traitement soit mis en place rapidement, tout changement dans le déroulement du traitement, par exemple rougeur, larmoiement, diminution de la vision, sécrétion, doit être signalé immédiatement.

Combien de temps dure en moyenne une greffe de cornée ?

Il existe une diminution documentée du nombre de cellules endothéliales, qui sont les cellules responsables du maintien de la transparence de la cornée, tant dans les cornées normales que dans les cornées transplantées.

Théoriquement, toute cornée transplantée conserve sa transparence pendant au moins 25 ans, mais il existe des cas de cornées transplantées il y a 40 ans qui sont encore parfaitement transparentes.

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Près d’un mois et demi après la greffe, la vision est toujours trouble : est-ce normal ?

Il est tout à fait normal qu’un mois après la greffe de cornée, votre vue soit encore trouble. La cornée transplantée a besoin de quelques mois pour atteindre une transparence parfaite et un relâchement des plis stromaux souvent présents.

D’autres facteurs que la transparence de la cornée peuvent retarder la récupération de la vision, comme l’astigmatisme postopératoire et la réépithélialisation de la surface oculaire. Tous ces éléments doivent être discutés avec votre ophtalmologiste.

En général, la fonction visuelle devrait déjà atteindre un niveau raisonnable 6 mois après l’opération, puis augmenter progressivement.

Qu’est-ce que la révision de la cicatrice ?

Un pourcentage de patients ayant subi une greffe de cornée peut nécessiter un « ajustement de suture(s) » pour réduire l’astigmatisme.

Il s’agit d’un raffinement de l’opération visant à obtenir une amélioration rapide de la fonction visuelle. L’intervention peut être réalisée sous anesthésie avec des gouttes ophtalmiques ou par injection d’un anesthésiant autour de l’œil.

La procédure est rapide et généralement indolore.

Dans quelles conditions la transplantation est-elle nécessaire ?

Dans le cas du kératocône, la cornée est transparente, mais l’usure qu’elle subit entraîne une myopie et un astigmatisme irrégulier. Ces deux pathologies ne peuvent être que partiellement corrigées par des lunettes et sont généralement mieux corrigées par une lentille de contact.

La lentille de contact est capable de fournir une excellente qualité de vision qui est utile pour de nombreux patients et pendant longtemps. Certes, la lentille n’est pas tolérée par tous et devient parfois mal tolérée avec le temps.

Il est clair que le rôle de la chirurgie de transplantation dans le kératocône dépend encore de la tolérabilité de la lentille. Comme ces derniers peuvent offrir une excellente qualité de vision dans les premiers stades du kératocône, la chirurgie n’est pas le premier choix de correction dans ces cas.

Cependant, il existe des cas où la lentille n’est pas tolérée et où les lunettes ne permettent pas une correction adéquate. Dans ce cas, la transplantation peut offrir une chance d’amélioration.

En particulier, si la fonction visuelle corrigée par des lunettes du patient est inférieure à 4-5/10, la transplantation est susceptible d’offrir un meilleur résultat visuel avec une correction adéquate des lunettes après l’opération.

Il faut garder à l’esprit que la grande majorité des patients post-transplantation ont besoin d’une correction par lunettes pour obtenir la meilleure fonction visuelle possible.

Finalement, la greffe de cornée ne doit jamais être comprise par le patient atteint de kératocône comme un moyen de « retirer » ses lunettes, mais comme un moyen d’obtenir une meilleure fonction visuelle, qui nécessitera très probablement le port de lunettes.