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Différence entre l’insémination intra-utérine et la fécondation in vitro

Cycles PMA

Tous les examens que la femme et l’homme subissent avant, pendant et après un cycle de FIV sont effectués dans l’établissement. En fonction des causes de l’infertilité du couple, on peut utiliser différentes techniques qui doivent être appliquées progressivement, c’est-à-dire en commençant toujours par la moins invasive, c’est-à-dire du premier niveau au troisième :

  • premier niveau : insémination intra-utérine ;
  • deuxième et troisième niveau : fécondation in vitro FIV ou ICSI.

Insémination intra-utérine

Comment fonctionne l’insémination intra-utérine ?

L’insémination intra-utérine est une méthode de premier niveau dans un cycle de PMA dans laquelle les spermatozoïdes du partenaire sont insérés directement dans la cavité utérine afin de faciliter la rencontre avec les gamètes femelles (ovocytes). La croissance folliculaire multiple légère (maximum 3-4 follicules) est induite par l’injection sous-cutanée de faibles doses de gonadotrophines (hormone folliculo-stimulante) ou, dans certains cas, par la prise orale de citrate de clomifène. Après quelques jours de traitement, la femme commence une surveillance échographique de l’ovulation pour évaluer le nombre et la taille des follicules et, si cela est jugé nécessaire, un dosage d’œstradiol et de progestérone plasmatiques. Une fois un diamètre folliculaire correct atteint (environ 18 mm), le médecin provoque l’ovulation par injection sous-cutanée ou intramusculaire de HCG et on procède à l’insémination (environ 36 heures plus tard), c’est-à-dire au transfert dans l’utérus des spermatozoïdes, préalablement traités en laboratoire pour les rendre plus aptes à atteindre l’ovocyte.

Que faire après l’insémination intra-utérine ?

L’insémination intra-utérine a lieu dans une clinique ambulatoire, à l’aide d’un cathéter souple introduit par le vagin et le col de l’utérus.

Après l’insémination intra-utérine, la femme reste allongée sur le lit gynécologique pendant quelques minutes, puis se lève et peut reprendre ses activités normales.

D’une manière générale, dès le soir de l’insémination intra-utérine, le médecin commence à traiter pour soutenir la phase lutéale en prenant de la progestérone pendant 14 jours après l’insémination. Le but de la prise de progestérone est de soutenir l’endomètre (la muqueuse de la cavité utérine) et de le rendre plus propice à l’implantation d’une grossesse. 14 jours après l’intervention, il est demandé à la femme de faire une prise de sang pour la détection de l’HCG et ainsi évaluer une éventuelle grossesse. Si le test de grossesse est négatif, la procédure peut être répétée plusieurs fois, sans interruption entre un cycle de stimulation et le suivant, à condition de réaliser une échographie de contrôle pour vérifier qu’il n’y a pas d’obstacle à la poursuite de la procédure.

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Fécondation in vitro (FIV)

Les deuxième et troisième niveaux de la filière PMA concernent la fécondation in vitro (également appelée FIV). Il s’agit de la technique par laquelle les cellules de la femme (ovocytes) sont aspirées hors de l’enveloppe qui les contient (follicule) et fécondées in vitro, c’est-à-dire « hors du corps » avec les spermatozoïdes de l’homme, c’est-à-dire en laboratoire. Il existe plusieurs options pour la fécondation in vitro :

  • FIVET : avec cette méthode, les ovocytes et les spermatozoïdes sont placés ensemble dans une plaque avec un milieu de culture approprié et on laisse les spermatozoïdes pénétrer naturellement dans l’ovocyte ;
  • ICSI : consiste en la micro-injection d’un seul spermatozoïde directement dans l’ovule. Elle est réservée aux cas où l’on craint que l’insémination simple de l’ovocyte ne pose des problèmes pour obtenir une fécondation, et est considérée comme une PMA de niveau III lorsqu’il est nécessaire d’utiliser des spermatozoïdes prélevés chirurgicalement dans le testicule.

Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI)

L’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) consiste à injecter un seul spermatozoïde, ou son précurseur, directement dans l’ovocyte (cytoplasme).

L’ICSI est une technique permettant de résoudre les cas d’infertilité principalement dus à un facteur masculin grave, mais elle est également indiquée en cas d’échec antérieur de la FIVET et en cas de limitation du nombre d’ovules disponibles pour l’insémination. Il n’y a pas de différences majeures dans la préparation d’un cycle ICSI par rapport à la FIVET traditionnelle, à l’exception des procédures de laboratoire. Cette technique consiste à éliminer mécaniquement toutes les barrières de l’ovule, constituées des cellules du cumulus et de la corona radiata, et à introduire un seul spermatozoïde sélectionné directement dans le cytoplasme de l’ovule. Cette procédure nécessite un instrument de laboratoire appelé micromanipulateur. L’ICSI présente l’énorme avantage de pouvoir observer et sélectionner les gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) avant qu’ils ne soient utilisés, afin de choisir les meilleurs « candidats ». La procédure de l’ICSI est similaire à celle de la FIVET, à la différence près que l’ICSI surmonte les obstacles de la fécondation ovocytaire. Alors que dans la FIVET, l’ovocyte est mis en contact avec les spermatozoïdes, dont l’un pénètre spontanément dans l’ovocyte in vitro, dans l’ICSI, les spermatozoïdes sont micro-injectés sous guidage microscopique dans l’ovocyte via le micromanipulateur.

FIVET ou ICSI ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question, à laquelle on répond différemment selon le cas spécifique et subjectif. Le choix entre la FIVET et l’ICSI dépend non seulement des caractéristiques du liquide séminal mais aussi de divers facteurs tels que :

  • l’âge de la femme
  • le nombre d’ovocytes récupérés
  • que le problème concerne la femme, l’homme ou les deux ;
  • la demande du couple de cryoconserver les ovocytes.

Bien entendu, le médecin évaluera la situation et vous conseillera sur la méthode spécifique la plus adaptée à votre cas. Les procédures chirurgicales nécessaires sont peu invasives et indolores et sont considérées comme présentant un faible risque (les complications graves sont très rares). Pour qu’une femme puisse traverser un cycle de PMA en toute sérénité, les médecins conseillent de mener une vie normale avant, pendant et même après le traitement.