examen coronographie

Coronarographie : Déroulement de l’examen

Qu’est-ce qu’une coronarographie ?

La coronarographie, ou angiographie coronaire, est une procédure invasive qui utilise un produit de contraste, contenant généralement de l’iode, et des rayons X pour détecter les blocages dans les artères coronaires causés par l’accumulation de plaques.

En clair, cet examen permet de visualiser l’intérieur des artères coronaires, constituées de fins tubes qui transportent le sang, l’oxygène et les aliments vers le cœur, assurant ainsi son bon fonctionnement, et de vérifier l’absence d’obstructions qui empêcheraient ou entraveraient ce processus vital.

Il est important de détecter ces occlusions car, avec le temps, elles peuvent provoquer des douleurs thoraciques, notamment en cas d’activité physique ou de stress, ou une crise cardiaque.

À quoi sert la coronarographie ?

Pour mieux comprendre en quoi consiste cet examen, il peut être utile d’expliquer comment est composé notre cœur. Il est divisé en quatre compartiments, deux en haut et deux en bas. Ceux du haut sont appelés les oreillettes, et ceux du bas sont les ventricules.

Les deux ventricules possèdent chacun deux valves, qui régulent le flux de sang, d’oxygène et de nutriments vers le cœur.

Grâce à la coronarographie, il est possible de vérifier le bon fonctionnement de ces valves et des 4 compartiments qui composent notre muscle cardiaque, détecter les troubles cardiaques et visualiser les artères coronaires

Pourquoi faire une coronarographie ?

La coronarographie peut fournir des informations importantes sur le cœur et les vaisseaux sanguins environnants qui l’alimentent, ce qui permet au cardiologue de diagnostiquer certaines affections cardiaques, de planifier les traitements futurs et de réaliser des procédures spécifiques. Une coronarographie est souvent prescrite par le médecin lorsqu’à l’examen clinique ou dans les résultats des examens biologiques le cardiologue trouve des signes de rétrécissement des artères du cœur.

En général, cette procédure peut être utilisée pour diagnostiquer toute une série d’affections cardiaques, notamment :

  • une maladie coronarienne : lorsqu’une accumulation de substances grasses dans les artères coronaires affecte l’irrigation sanguine du cœur, avec un risque de crise cardiaque et d’angine de poitrine ;
  • une cardiopathie congénitale de l’enfant, c’est-à-dire une série d’anomalies congénitales qui affectent le fonctionnement normal du cœur ;
  • une cardiopathie valvulaire, c’est-à-dire des problèmes de fonctionnement d’une ou plusieurs valves à l’intérieur du cœur ;
  • une cardiomyopathie, une maladie du muscle cardiaque, parfois héréditaire.

Outre son usage diagnostique, la coronarographie peut également être réalisée à des fins thérapeutiques, c’est-à-dire pour traiter certains problèmes cardiaques.

Par exemple, la coronarographie peut être utilisée s’il est nécessaire d’effectuer

  • une angioplastie coronaire ou une intervention coronaire percutanée, une procédure visant à élargir des artères coronaires bloquées ou rétrécies
  • un bypass aorto-coronarien, une intervention chirurgicale visant à dévier le sang autour des artères rétrécies ou obstruées et à améliorer le flux sanguin vers le cœur ;
  • la chirurgie des valves cardiaques, une opération visant à réparer ou à remplacer les valves cardiaques.

Le cardiologue évalue si et quand il doit prescrire cet examen particulier.

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Comment se déroule la coronarographie ?

Comme nous l’avons déjà mentionné, la coronarographie est un examen invasif, c’est pourquoi elle est réalisée dans des hôpitaux ou des laboratoires spécialisés.

Au cours de l’intervention, un cathéter – un tube long, fin et flexible – est inséré dans un vaisseau sanguin.

Il existe trois endroits où le cathéter peut être inséré pour effectuer cet examen :

  • dans l’artère fémorale, au niveau de l’aine ;
  • dans l’artère brachiale, le long du bras ;
  • dans l’artère radiale, au niveau du poignet.

C’est à ces 3 endroits que peut être effectuée la ponction, qui permet l’insertion du cathéter par lequel est injecté un produit de contraste, une sorte de substance colorée et dense qui rend les vaisseaux sanguins visibles et facilite l’acquisition d’images radiographiques.

La procédure est généralement réalisée sous anesthésie locale, à l’endroit où le cathéter est inséré. Vous serez donc éveillé et impliqué pendant l’examen (par exemple en prenant des respirations à la demande du médecin).

À la fin de la coronarographie, le cathéter sera retiré et un bandage de compression sera appliqué, qui tiendra pendant 6 à 12 heures.

En cas d’insertion du cathéter dans l’artère fémorale, c’est-à-dire avec une ponction dans l’aine, il ne sera pas possible de se lever du lit ou de bouger la jambe pendant 6 heures après la fin de l’examen.

Dans les deux autres cas, c’est-à-dire le poignet et le bras, on peut se lever après environ une heure.

La coronarographie est-elle douloureuse ?

Malgré le caractère invasif de la coronarographie, cette procédure reste indolore grâce aux produits anesthésiants administrés avant l’opération. Une petite gêne pourrait survenir une fois les effets de l’anesthésie dissipés, mais elle reste gérable en suivant les consignes du médecin et de l’équipe médicale.

Comment se préparer à la coronarographie ?

La coronarographie du cœur ne nécessite aucune préparation spécifique. Elle est réalisée à jeun et en hospitalisation, mais le séjour à l’hôpital est court : le patient sort généralement dans les 24 heures. Lorsque le cathéter de coronarographie est retiré, le médecin effectue une compression près de l’incision pour arrêter l’écoulement du sang. En particulier, si l’artère fémorale a été utilisée, la personne devra garder la jambe tendue pendant environ 6 à 8 heures. Il lui est également conseillé de boire beaucoup d’eau pour éliminer facilement le liquide de contraste. En ce qui concerne la médication du patient, le médecin indiquera les médicaments à interrompre et ceux à poursuivre en vue de l’intervention.

Comme nous l’avons vu, la coronarographie est un examen très important pour vérifier la santé du muscle cardiaque. Bien entendu, il est toujours bon de rappeler que le bien-être du cœur dépend d’une bonne prévention cardiovasculaire, d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique adéquate.

Quels sont les risques d’une c

Comme pour toute intervention invasive, il existe toujours un petit pourcentage de risque, principalement lié à d’éventuelles réactions allergiques au produit de contraste ou à l’anesthésique.

Les complications légères possibles sont les suivantes :

  • nausées et/ou vomissements
  • réactions allergiques légères de la peau ;
  • la formation d’hématomes au niveau du site de ponction.

Les complications graves, en revanche, sont extrêmement rares :

  • réaction anaphylactique sévère à l’agent de contraste ;
  • accident cérébral ;
  • embolisation ;
  • l’insuffisance rénale ;
  • la mort.