arthrose du genou

Comment soigner l’Arthrose du genou avec une prothèse articulaire?

Pour qui ?

Le premier critère à considérer pour évaluer si l’Arthrose du genou doit être traitée avec une prothèse consiste à faire réaliser une radiographie pour déterminer l’usure de l’articulation. Lorsque sur la radiographie on voit l’absence totale d’espace entre les deux os, cela signifie que la consommation du cartilage est complète. Pour le genou, des projections spéciales peuvent être indiquées afin de reconnaître le défaut, car l’usure peut être limitée à quelques points seulement qui ne sont pas visibles sur les radiographies conventionnelles.

Dans tous les cas, l’usure du genou détectée sur la radiographie n’est pas le seul critère de décision. En effet, une arthrose majeure qui donne peu de symptômes ou des symptômes tolérables ne donne pas d’indication absolue à la mise en place d’une prothèse de genou. Les critères suivants doivent être remplis pour qu’un patient soit éligible à la mise en place d’une prothèse de genou : usure totale du genou détectée à la radiographie, douleurs et limitations dans la vie quotidienne réduisant la qualité de vie, mauvais contrôle de la douleur par des traitements non chirurgicaux, utilisation d’anti-inflammatoires à des doses mettant en danger l’estomac ou la santé en général.

L’intervention

Le traitement de l’arthrose du genou est, dans un premier temps, exsangue et médical. L’objectif est de soulager la douleur : lorsque ce traitement n’est plus efficace, une intervention chirurgicale peut être proposée.

Les deux options chirurgicales les plus importantes dans le traitement de l’arthrose du genou sont les ostéotomies et les prothèses de genou. L’ostéotomie du genou corrige l’axe anatomique du membre inférieur : ainsi, le poids du patient est réparti dans une partie du genou au cartilage sain. Cette opération présente toutefois certaines limites, en fonction de l’âge du patient, du type de déformation et de la qualité de l’os. En outre, plusieurs années (5 à 7 ans en moyenne) après une telle opération, on constate une récurrence des symptômes de douleur.

La chirurgie de remplacement total de l’articulation du genou ou prothèse du genou consiste à recouvrir la surface des os du genou avec une prothèse qui, comme le genou normal, aura des surfaces lisses et pourra supporter des charges. Le choix du type de prothèse est dicté par la conformation de l’os, le poids et l’activité physique du patient. Les matériaux les plus couramment utilisés aujourd’hui sont des alliages métalliques (composant fémoral et tibial) spécifiquement conçus pour un usage médical, et des polymères hautement biocompatibles (un type spécial de plastique) pour la partie intermédiaire entre les deux surfaces métalliques. Comme le genou normal, les prothèses sont également soumises à l’usure, en fonction des charges dictées par le type d’activité pratiquée, et il n’est donc pas possible de fournir une garantie fonctionnelle illimitée, bien que le développement de nouveaux matériaux permettent des durées qui semblaient tout à fait impossibles il y a dix ans.

Les jours suivants et la rééducation

Il n’existe pas de règles fixes pour établir la progression de la réhabilitation, compte tenu également du type de prothèse utilisé.

Généralement, durant le premier jour postopératoire la rééducation a pour objectif le renforcement actif de l’isométrie et le renforcement actif dans l’isotonie. Durant la première semaine, le chirurgien orthopédiste ajoute des exercices d’étirement du membre inférieur

Il faut se rappeler que le lendemain de l’opération, le patient est autorisé à marcher normalement, sans l’aide de cannes canadiennes et/ou d’appareils orthopédiques.

Du jour 7 au jour 14, les exercices précédents sont intensifiés, la course est autorisée, mais elle doit être progressive et entrecoupée de phases de marche. Le cyclisme et la natation sont autorisés à partir du 7e jour postopératoire.

Les résultats

L’objectif d’une prothèse du genou est d’obtenir un genou mobile, stable et sans douleur.

Les bons résultats obtenus après une opération de remplacement du genou sont confirmés par les données actuelles de la littérature scientifique. En effet, cette opération permet de soulager les douleurs du genou et d’améliorer progressivement la qualité de vie de la plupart des patients : avec les implants prothétiques modernes, on observe un taux de survie d’environ 92 % plus de 10 ans après l’opération.

En analysant des études complexes portant sur des milliers de patients opérés, on constate que ces résultats ne varient pas avec les différents modèles de prothèses utilisés (prothèse avec ou sans conservation du croisé postérieur, prothèse de plateau fixe ou rotative, présence ou non de prothèse de rotule…) et les différentes techniques chirurgicales utilisées (fixation avec ou sans ciment osseux…). Toutefois, on peut constater que les résultats varient considérablement dans le temps. La plupart des améliorations fonctionnelles surviennent au cours de la première année postopératoire et se stabilisent ensuite.

Le type de prothèse

Il n’existe pas de prothèse de genou unique. L’arthrose du genou peut être plus ou moins avancée, et les patients, tous différents les uns des autres, peuvent bénéficier de prothèses adaptées à leur cas spécifique. Schématiquement, on peut distinguer deux types de prothèses :

  • La prothèse mono-compartimentale et
  • La prothèse totale du genou.

Dans le premier cas, la prothèse remplace le cartilage d’un seul compartiment fémoro-tibial du genou. Leur principal avantage est que la résection osseuse est minimale. Ce type de prothèse peut être proposé à des patients relativement jeunes présentant une arthrose unilatérale, un ligament croisé antérieur sain et une déformation angulaire minimale du membre inférieur. La prothèse totale du genou ou bicompartimentale est le type le plus courant. Elle se compose de deux éléments métalliques, qui sont ancrés à l’os par un « ciment », et d’un élément central en « plastique » (polyéthylène) qui leur permet de glisser. La prothèse totale, qui remplace également le cartilage de la rotule au niveau de l’articulation fémoro-patellaire, est indiquée en cas d’arthrose globale, chez les sujets âgés, avec des altérations marquées de l’axe de charge ou une dégénérescence ligamentaire. Dans ces cas, la résection et la perte osseuse peuvent être importantes, mais avec l’avantage d’une récupération fonctionnelle du genou.

Les prothèses tricompartimentales

La gonarthrose tricompartimentale se produit lorsque les trois compartiments du genou sont affectés par les symptômes de l’arthrite. D’où le nom de « tricompartimental ». Cette affection provoque des changements dégénératifs dans l’articulation du genou. En raison de sa nature diffuse sur plusieurs zones, elle peut être plus grave que les autres types d’arthrose.