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Radiothérapie : traitement de pointe pour les cancers de la prostate et du sein

Cancer du sein et de la prostate : parmis les cancers les plus répandus

Le cancer de la prostate, qui représente 20 % des cancers masculins diagnostiqués dans les pays occidentaux, est le cancer le plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans. Le cancer du sein, quant à lui, est le cancer le plus fréquent chez les femmes. En cas d’apparition de ces deux types de cancers, des traitements de radiothérapie peuvent y remédier.

  • Dans le cas du cancer de la prostate, la radiothérapie externe peut être une alternative importante à la chirurgie (prostatectomie radicale) ;
  • Dans le cas du cancer du sein, la radiothérapie postopératoire peut réduire le risque de récidive.

Ces traitements localisés, non invasifs et indolores ne nécessitent pas d’hospitalisation et sont réalisés en ambulatoire.

Cancer du sein et radiothérapie

Cancer du sein : moins de risque de récidive avec un traitement de radiothérapie postopératoire

Aujourd’hui, les stratégies de traitement du cancer du sein sont plus conservatrices que par le passé. Les interventions chirurgicales visent à retirer uniquement la zone affectée par la tumeur. Le traitement de radiothérapie postopératoire vise ensuite à éliminer toutes les cellules tumorales restantes dans la zone après l’opération, afin de réduire le risque de récidives futures.

Les procédures sont personnalisées. En effet, les plans thérapeutiques sont planifiés en fonction des caractéristiques de chaque patient et calibrée en fonction du volume de tissu tumoral à enlever (ainsi que du nombre de séances nécessaires). Pour chaque femme en cours de traitement, il est également possible de concevoir les séances individuelles de radiothérapie de manière à réduire les effets secondaires sur les organes adjacents (notamment le cœur et les poumons).

Cancer du sein : la prévention reste primordiale

La prévention joue un rôle crucial, car le cancer du sein peut toucher des personnes ayant des antécédents très différents. La palpation du sein est importante pour remarquer fréquemment toute anomalie qui doit être signalée immédiatement à votre médecin et éventuellement suivie d’un diagnostic approprié.

La mammographie bilatérale est le test de dépistage le plus efficace. En effet, son utilisation généralisée a permis de diagnostiquer la maladie à un stade précoce et, par conséquent, de résoudre un grand nombre de cas, réduisant ainsi le nombre de décès. Aujourd’hui, les directives recommandent une mammographie tous les deux ans pour les femmes âgées de 50 à 69 ans. Chez les femmes âgées de 40 à 49 ans, la fréquence doit être adaptée en fonction des facteurs de risque tels que les antécédents familiaux et la densité mammaire.

D’autres examens peuvent être effectués, notamment une échographie mammaire et une imagerie par résonance magnétique nucléaire. Toutefois, un diagnostic définitif est établi par la réalisation d’une biopsie, qui consiste à prélever un petit échantillon de tissu dans le sein afin d’analyser les cellules (examen histologique) et de vérifier leur nature (tumeur ou non). Ce type d’examen peut également être demandé pour les ganglions lymphatiques de l’aisselle afin de vérifier si le cancer s’est propagé à d’autres organes.

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Cancer de la prostate et thérapies innovantes

Cancer de la prostate, radiothérapie comme alternative à la chirurgie

Pour les patients atteints de cancer de la prostate, la radiothérapie externe est un véritable traitement curatif. Le taux de guérison est comparable à celui des patients qui subissent une prostatectomie radicale, mais les effets secondaires sont généralement plus faibles.

La durée du traitement varie en fonction des caractéristiques du patient. En général, plusieurs semaines sont nécessaires, souvent plus de sept. Chez certains patients, après la radiothérapie, un traitement hormonal adjuvant est conseillé pour améliorer l’espérance de vie.

Les avantages de ce traitement sont l’absence de complications liées à la chirurgie (saignement, anesthésie, transfusions, etc.), la possibilité de traiter des patients d’une large tranche d’âge, un faible risque d’incontinence post-traitement et une bonne chance de maintenir la fonction érectile.

Thérapies alternatives pour le traitement du cancer de la prostate

Outre la radiothérapie de la prostate, d’autres modalités de traitement sont apparues comme des options alternatives pour le traitement du cancer localisé de la prostate. Il s’agit notamment de la cryothérapie et des HIFU, qui doivent toujours être proposés dans le cadre d’essais cliniques bien définis.

La cryothérapie est une technique qui consiste à geler la prostate en insérant des aiguilles qui génèrent des températures autour de -40°C. Après la phase de congélation, les cellules subissent une rupture des membranes cellulaires due à la formation de cristaux de glace. La cryothérapie peut être utilisée chez les patients présentant des tumeurs à faible risque avec un PSA <10 ng/mL, un Gleason <7 et une petite prostate (<40 ml).

Elle représente une alternative thérapeutique chez les patients dont l’état clinique général contre-indique la radiothérapie ou la chirurgie. Chez les patients ayant une bonne espérance de vie, il est important de fournir des informations adéquates sur le fait qu’il existe très peu de données sur la survie à long terme et le contrôle de la maladie.

La méthode HIFU (High Intensity Focused Ultrasound), quant à elle, utilise le principe physique opposé à la cryothérapie, c’est-à-dire des ultrasons focalisés de haute intensité qui détruisent les cellules de la glande par la chaleur. Les températures atteintes dépassent 65 °C et le tissu tumoral est détruit par la nécrose coagulative déclenchée par l’élévation de la température. Comme pour la cryothérapie, les patients candidats sont ceux qui présentent un cancer de la prostate localisé, qui ne sont pas candidats à une prostatectomie radicale en raison de leur âge, de maladies concomitantes ou qui refusent la procédure chirurgicale. Là encore, on ne dispose pas encore de données sur les résultats oncologiques à long terme après cette procédure.

Radiothérapie stéréotaxique du corps

Chez certains patients, il est également possible d’utiliser la radiothérapie stéréotaxique corporelle : un système de haute précision qui cible la zone à traiter de manière encore plus sélective, en épargnant encore davantage les tissus sains avoisinants.

Il réduit les effets secondaires après le traitement de la tumeur primaire ou de petites métastases.

Des techniques spéciales peuvent également être utilisées pour réaliser une irradiation partielle du sein et concentrer le faisceau de rayonnement dans une zone définie par des coordonnées spatiales spécifiques.