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Qu’est-ce que l’oncologie médicale?

Que fait un oncologue?

Un oncologue est un médecin spécialisé en oncologie médicale, chargé de prévenir, diagnostiquer et traiter les formations cellulaires anormales. L’oncologue explique à ses patients en quoi consiste leur maladie, leur montre les options thérapeutiques dont ils disposent et prescrit des soins palliatifs pour soulager ses symptômes. L’oncologue assure la prise en charge globale du patient atteint d’un cancer, le suivant tout au long de l’évolution de la maladie, y compris en pratiquant une intervention chirurgicale si nécessaire. En général, un patient est suivi par plusieurs spécialistes différents, qui peuvent comprendre plusieurs oncologues. En effet, un oncologue peut se spécialiser dans de nombreux domaines : oncologie neurologique, qui étudie les néoplasmes du système nerveux, oncologie gynécologique, qui traite des tumeurs de l’appareil génital féminin, oncologie dermatologique, qui étudie les tumeurs de la peau, oncologie pédiatrique, qui traite des tumeurs de l’enfant, ou encore oncologie générale.

Quand consulter un oncologue?

La première visite chez un oncologue a pour but d’évaluer la situation de la maladie. En général, les personnes sont adressées à un oncologue par un autre spécialiste qui soupçonne la présence d’une tumeur. En effet, les symptômes possibles d’un néoplasme indiquent souvent la présence d’autres troubles, de sorte que les personnes peuvent se tourner vers d’autres médecins plutôt que vers un oncologue. Si un traitement contre le cancer est nécessaire, la première visite est suivie d’une série de contrôles pendant le traitement, également appelés visites de réévaluation, car ils servent à surveiller les résultats du traitement et à le corriger si nécessaire. Lors de la première visite chez l’oncologue, il est conseillé d’apporter les dossiers médicaux précédents pour que le spécialiste les examine. Il est recommandé que la personne atteinte d’un cancer soit accompagnée pour être soutenue en cas d’anxiété, de stress ou de découragement et pour pouvoir mieux suivre les informations fournies par le médecin.

L’examen oncologique ne nécessite pas de préparation particulière, mais le patient peut être amené à se déshabiller, il est donc conseillé de porter des vêtements confortables. Si l’affection touche la peau, il est recommandé de ne pas porter de maquillage, de crème solaire ou de lentilles de couleur (qui cachent les grains de beauté de l’iris). Il est conseillé aux femmes de se présenter à l’examen en l’absence de menstruation, ce qui empêche l’examen des nævus et des tâches anormales dans la zone génitale. Il est conseillé de passer l’examen au moins 3 jours après la fin du flux menstruel et 7 jours avant le début du flux suivant.

La visite chez l’oncologue commence par une anamnèse, une série de questions utiles au diagnostic. L’oncologue pose des questions sur les symptômes et le moment où ils sont apparus, sur toute maladie préexistante ou existante, sur les antécédents familiaux de certains types de cancer (membres de la famille qui ont été touchés) et sur la présence d’autres facteurs de risque. Ensuite, l’oncologue peut passer à l’examen physique, au cours duquel il examine le patient à la recherche d’une éventuelle pathologie. Cette étape commence généralement par une auscultation, qui consiste à appliquer l’extrémité du stéthoscope, appelée diaphragme, sur la poitrine et le dos du patient pour détecter toute anomalie dans la respiration et les bruits du cœur. L’oncologue procède ensuite à l’examen des ganglions lymphatiques, en palpant le cou, les aisselles, l’abdomen et la région de l’aine. Le gonflement des glandes lymphatiques peut indiquer la présence de tumeurs ou d’une inflammation. A la fin de l’examen physique, le médecin présente quel examen fait un oncologue et lesquels sont ceux qui seront prescrits au patient. Il est utile de se présenter lors de cette visite avec une série de questions à poser à l’oncologue.

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Qu’est ce qu’un bilan de santé ?

Un bilan de santé est un ensemble d’examens et de tests de diagnostic qui permettent d’évaluer de manière approfondie l’état de santé général d’une personne. Les bilans de santé comprennent des examens de tous types et de toutes complexités, et sont essentiels pour le diagnostic et le traitement précoces des maladies graves et leur prévention.

Une tumeur ne donne pas toujours de symptômes, surtout dans les premiers stades. C’est pourquoi des contrôles réguliers auprès d’un médecin généraliste et d’éventuels spécialistes sont vivement recommandés. Les contrôles de dépistage sont très efficaces pour la prévention secondaire du cancer, réduisant la mortalité de plus d’un quart dans certains cas, comme le cancer du poumon. Les visites de dépistage sont recommandées à différents âges et avec une fréquence différente selon le district concerné :

  • Il est recommandé d’effectuer un contrôle dermatologique une fois par an, à tout âge.
  • Le dépistage du cancer du sein est recommandé pour les femmes âgées de 45 à 74 ans, tous les deux ans.
  • Le dépistage du cancer colorectal est recommandé pour les personnes âgées de 50 à 70 ans (examen des selles à la recherche de sang occulte), à réaliser tous les 2 ans.
  • Le dépistage des cancers urinaires et urogénitaux chez l’homme est recommandé chaque année après l’âge de 40 ans.
  • Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour les femmes âgées de 25 à 33 ans (test Pap, à répéter tous les 3 ans) et de 34 à 64 ans (test du virus du papillome humain, à effectuer tous les 5 ans).

Des contrôles réguliers sont notamment recommandés :

  • Si vous avez déjà eu ou avez des tumeurs, qu’elles soient malignes ou bénignes.
  • En cas d’antécédents familiaux de maladies oncologiques. Certains cancers ont une base génétique.
  • Si vous avez été infecté par certains agents pathogènes. Certaines infections peuvent entraîner le développement de tumeurs malignes car elles peuvent modifier l’ADN des cellules qu’elles infectent. C’est le cas d’Helicobacter pylori, qui peut entraîner un cancer de l’estomac, des virus des hépatites B et C (VHB et VHC), parfois responsables de cancers du foie, de certaines souches de VPH, responsables de 90 % des cas de cancer du col de l’utérus mais aussi du pénis, de l’anus et du pharynx et du virus d’Epstein-Barr, qui prédispose au développement de certains lymphomes et tumeurs épithéliales.
  • Si d’autres facteurs de prédisposition sont présents, tels qu’un mode de vie sédentaire, une alimentation non équilibrée, la consommation d’alcool, le tabagisme, l’exposition fréquente au soleil, aux rayons X ou à d’autres radiations sans précautions appropriées.