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Quels sont les risques et les complications d’une réduction mammaire?

Toute intervention chirurgicale, même si elle est pratiquée sur des patients en bon état général, implique toujours la possibilité imprévisible de complications.

Il est essentiel de mettre en œuvre toutes les mesures préventives pour qu’elles ne se produisent pas, en réduisant, et éventuellement en éliminant, les facteurs de risque tels que le tabagisme, l’obésité, les maladies concomitantes qui peuvent être traitées avant la chirurgie.

La chirurgie de réduction mammaire est une opération sûre, mais elle peut entraîner des complications postopératoires désagréables qui peuvent prolonger considérablement le processus de guérison. Certains patients, tels que les fumeurs, ont un risque nettement plus élevé de connaître des problèmes.

Les complications possibles d’une réduction mammaire

Cicatrices hypertrophiques et chéloïdes

Dans de rares cas, il y a des cicatrices visibles, rouges et non conformes d’un point de vue esthétique. C’est le cas des cicatrices hypertrophiques et des chéloïdes. Pour prévenir de telles cicatrices, il existe différentes méthodes basées sur l’utilisation d’enduits et de crèmes spécifiques. Toutefois, pour corriger ces cicatrices, il est souvent nécessaire de procéder à une retouche chirurgicale, qui peut être effectuée en ambulatoire sous anesthésie locale.

Asymétrie

L’asymétrie ne constitue pas une véritable complication, car les petites différences entre les seins, de forme ou de taille, sont absolument normales et impossibles à éliminer complètement lorsqu’elles existent déjà. Si, après une réduction mammaire, vous constatez des différences marquées entre un sein et un autre, il est généralement nécessaire de procéder à une révision chirurgicale, normalement au moins six mois après la première opération.

Hématomes

Toutes les interventions chirurgicales, y compris la réduction mammaire, comportent un risque d’hémorragie intra et postopératoire. Dans la plupart des cas, les saignements provoquent la formation d’un hématome (une accumulation de sang à l’intérieur d’un sein), qui nécessite un drainage.

Infections

Bien qu’il soit rare que des infections étendues se produisent, dans le cas de la réduction mammaire, il n’est pas rare que de petites infections localisées se développent au niveau des sutures, ce qui peut entraîner la réouverture des plaies et retarder considérablement leur guérison complète. En présence d’infections, un traitement antibiotique est normalement nécessaire, accompagné de fréquents pansements. Après la cicatrisation, il est nécessaire d’évaluer la qualité finale des cicatrices, et la possibilité d’une révision chirurgicale si elles ne sont pas de la qualité attendue.

Nécrose

Après une réduction mammaire, des problèmes d’irrigation sanguine peuvent survenir et entraîner une perte totale ou partielle du complexe aréole-mamelon, une nécrose du tissu mammaire cutané, glandulaire ou adipeux. La fréquence de cette complication est de 1 à 2 %, dans la plupart des publications scientifiques. Le risque est plus élevé en cas de réduction mammaire de plus de 1 000 g par sein, et surtout chez les fumeuses.

La réduction ou la perte complète de la sensibilité du mamelon est transitoire, bien que très fréquente immédiatement après une opération de réduction mammaire. Chez la plupart des femmes, la sensibilité s’améliore en quelques mois, bien qu’une guérison complète puisse prendre jusqu’à un an. Dans certains cas, cependant, la perte de sensibilité peut être permanente et s’accompagner d’une perte de la capacité érectile du mamelon.

La préparation préopératoire pour diminuer les risques de complications

Avant de procéder à la réduction mammaire, le médecin traitant subira divers contrôles et tests afin de s’assurer qu’il n’y a pas de contre-indications à l’intervention. La préparation en préopératoire permet de réduire considérablement les risques de complications.

Dans un premier temps, il procède à une évaluation de l’état de santé du patient et à une enquête précise sur ses antécédents médicaux (pathologies subies dans le passé, etc.). Ensuite, il poursuivra avec:

  • Une analyse précise de la poitrine (taille, forme, caractéristiques particulières, etc.).
  • La prescription de certains tests de laboratoire (par exemple, la capacité de coagulation du sang est mesurée pour évaluer la tendance à saigner)
  • L’observation de la dernière mammographie effectuée par la patiente (si la patiente n’en a pas, il est très probable que le médecin lui en prescrive une).
  • Si le profil qui se dégage est positif (c’est-à-dire qu’il n’y a pas de contre-indications à l’opération), le chirurgien peut s’occuper d’aspects plus spécifiques, tels que
  • Demander à la patiente ce qu’elle attend de l’opération et quelle taille elle souhaite pour ses seins. Il est clair qu’il appartient alors au chirurgien de décider comment et dans quelle mesure il doit intervenir.
  • Décrire au patient tous les risques et les avantages de l’opération, ainsi que la manière dont il sera admis.
  • Illustrer à la patiente les implications de la chirurgie de réduction mammaire (anesthésie nécessaire, limites pré et postopératoires, médicaments à éviter, etc.)
  • Communiquer au patient l’obligation d’être accompagné à la maison après l’opération par un parent ou un ami. Il s’agit d’une question de sécurité.

Les conseils que les chirurgiens donnent aux patientes se soumettant à une chirurgie de réduction mammaire ont pour but essentiellement celui de garder un résultat postopératoire optimal, ainsi que de réduire au maximum les risques de complications durant et après l’intervention. Entre autres, Une opération de réduction mammaire exige que le patient arrête (au moins temporairement) de fumer, car la fumée de cigarette ralentit et entrave le processus de cicatrisation de la peau. En outre, elle exige la suspension de toute thérapie médicamenteuse à base de antiagrégants (aspirine), d’anticoagulants et d’anti-inflammatoires (AINS), car ces médicaments, en réduisant la capacité de coagulation du sang, prédisposent à des saignements graves. Enfin, le jour fixé pour l’intervention, le jeûne complet est obligatoire à partir de la veille au soir au moins, car une anesthésie générale est prévue.

N.B. : Par jeûne complet, nous entendons à la fois l’abstention de nourriture solide et l’abstention de liquides (seule l’eau est autorisée jusqu’à quelques heures avant).

Pour les personnes obèses ou en surpoids, il est recommandé de perdre du poids. Les femmes sont priées d’arrêter de prendre la pilule contraceptive ou de suivre un traitement hormonal substitutif, afin d’éviter le risque de thrombose veineuse profonde.