PRK-et-Lasik quelle-sont-les différences

PRK et Lasik: quelles sont les différences?

Quels défauts visuels peuvent être traités avec la chirurgie oculaire ?

La chirurgie oculaire au laser peut être utilisée pour traiter tous les défauts visuels. Les différences de traitement sont principalement liées au type et à la gravité du défaut à corriger.

Il est possible d’intervenir avec la PRK ou le Lasik dans les cas de :

  • myopie légère et modérée ;
  • presbytie
  • hypermétropie légère et modérée ;
  • astigmatisme léger, modéré et élevé ;

Il existe cependant des cas qui n’impliquent pas l’utilisation du laser excimer, mais l’implantation d’une lentille derrière l’iris.

C’est le cas si le patient est :

  • très myope ;
  • présente une coexistence de la presbytie et d’une forte hypermétropie ;
  • a des antécédents d’opérations antérieures de kératotomie radiale ou de kératoplastie perforante.

Le choix principal, dans la plupart des cas, se porte sur le Lasik ou, pour certaines situations cornéennes particulières, sur la PRK.

L’âge minimum pour subir l’intervention dépend du défaut visuel, qui doit être stable depuis au moins un an. Elle peut être exécutée à:

  • 25 ans en cas de myopie ;
  • 18 ans en cas d’astigmatisme ;
  • 18 ans dans le cas d’une hypermétropie ;
  • 45 ans en cas de presbytie.

Que sont la PRK et le Lasik ?

PRK

Acronyme de « Photo Refractive Keratectomy », la PRK est une technique qui implique l’utilisation d’un seul laser excimer pour retirer de très petites parties de tissu du stroma cornéen par ablation. Cette technique n’est désormais pratiquée que chez les patients dont la cornée est fine. La PRK n’est utilisée pour corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie que dans de rares cas.

Lasik

Le Lasik permet de corriger la myopie, l’astigmatisme, l’hypermétropie et la presbytie.

Lasik signifie « Laser-ASsisted In situ Keratomileusis ». C’est une technique mixte qui implique, en plus de l’utilisation du laser excimer, la création par laser femtoseconde d’un « volet cornéen » pour optimiser la correction. Le Lasik est indiqué pour tous les types de défauts visuels, à l’exception des défauts élevés ou très sévères, pour lesquels la seule solution est généralement l’implantation d’une lentille intraoculaire.

Certains cas de myopie élevée peuvent être traités par le Lasik, mais doivent nécessairement être évalués en cabinet avec l’ophtalmologue.

Les procédures PRK et Lasik

PRK

Durant la procédure de la PRK, on fait d’abord asseoir le patient. Ensuite, des gouttes de collyre anesthésiant sont administrées et un blépharostat est utilisé pour maintenir l’œil ouvert.

À ce stade, la partie superficielle de la cornée (l’épithélium) est retirée et le laser excimer est utilisé pour corriger la courbure de la cornée et permettre à l’œil de focaliser les images sur la rétine.

Le laser PRK agit directement sur la surface antérieure de l’œil, sans créer le volet cornéen, procédure typique du Lasik.

Lasik

Le Lasik est une technique mixte. Cette procédure consiste à créer un volet cornéen au moyen d’un laser femtoseconde qui protégera la correction sous-jacente, la rendant plus propre, plus simple et indolore.

De la même manière, le patient est préparé, en maintenant l’œil ouvert avec un blépharostat et en appliquant un collyre anesthésiant.

L’ophtalmologue procède ensuite à la création du volet cornéen et au remodelage du profil cornéen avec le laser excimer.

La différence substantielle entre le Lasik et la PRK est donnée par l’utilisation du laser. Dans la PRK, la cornée est remodelée directement à sa surface, alors qu’avec la technique Lasik, cela se produit après la création du volet cornéen.

Le Lasik et la PRK nécessitent tous deux un temps de 15 minutes pour effectuer la procédure sur les deux yeux. Après le traitement, vous devrez rester assis dans une pièce pendant une demi-heure, puis vérifier à nouveau vos yeux avant de rentrer chez vous.

Temps de récupération et convalescence PRK et Lasik

PRK

Pour la PRK, le temps de récupération est plutôt long. On parle de 10/15 jours pour le soulagement de la douleur et d’un mois pour retrouver l’acuité visuelle.

Avec la PRK, il peut également y avoir un phénomène appelé « haze », qui consiste en une cicatrisation incorrecte de la cornée qui entraîne une vision floue, plus fréquente après les opérations sur les myopies élevées.

Le trouble post-PRK peut être évité en prenant soin de son propre œil en suivant attentivement les conseils postopératoires et grâce à l’utilisation d’un agent cicatrisant appelé mitomycine.

Lasik

En ce qui concerne le Lasik, en revanche, les activités quotidiennes peuvent être reprises après 3 jours, car la douleur postopératoire est absente. Un léger inconfort peut être ressenti, qui disparaît le plus souvent le lendemain de l’opération.

L’acuité visuelle finale est retrouvée après 7 jours, si les conseils de guérison recommandés sont suivis.

Douleur liée à la PRK et au Lasik

Au moment de l’intervention, aucun des deux traitements n’est douloureux : en effet, s’agissant d’une zone particulièrement sensible de notre corps, les deux procédures ont été conçues pour que le patient ne souffre en aucune façon pendant l’opération.

En ce qui concerne les jours suivants, cependant, la PRK est plus gênante et douloureuse ; le Lasik, en revanche, a un déroulement indolore, juste un petit inconfort peut être ressenti qui tend à disparaître en très peu de temps.

Lasik ou PRK : quelle est la meilleure technique ?

Le bon choix ne peut être fait qu’après un examen approfondi des yeux, appelé bilan réfractif, qui est absolument nécessaire pour comprendre la procédure à adopter.

Après le contrôle, il sera possible de comprendre si vous êtes en présence d’un syndrome de l’œil sec ou d’un kératocône, qui peuvent empêcher l’exécution du traitement, et si l’épaisseur de la cornée suggère l’utilisation du Lasik ou de la PRK.

Avant d’effectuer ce bilan, il est correct de proposer au patient un premier entretien cognitif, au cours duquel les doutes éventuels concernant la chirurgie peuvent être levés et la possibilité d’une intervention évaluée.