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PMA : le parcours que le couple va entreprendre

Etape 1 : Réservation du rendez-vous avec le médecin

Pendant la phase d’admission, il est demandé au patient de présenter sa documentation médicale antérieure, afin qu’elle puisse être consultée pendant les activités de diagnostic.

Les rendez-vous sont pris pour les 3 premiers examens spécialisés (gynécologique, andrologique et génétique).

Étape 2 : Examen gynécologique

Lors de la première visite avec l’examen gynécologique, après une évaluation précise de l’anamnèse, des tests diagnostiques effectués précédemment et des éventuels traitements antérieurs de la PMA, des tests de chimie sanguine et des tests instrumentaux sont prescrits, si cela est indiqué, pour compléter le processus diagnostique.

Une échographie pelvienne est également réalisée pour évaluer l’utérus, les annexes et la réserve ovarienne de la patiente.

Etape 3 : Examen andrologique

Pendant l’examen andrologique, l’analyse du liquide séminal permet d’évaluer la qualité des spermatozoïdes afin d’orienter le couple vers la technique de PMA la plus adaptée à sa situation clinique.

Etape 4 : Conseil génétique

Lors de la première visite, les antécédents génétiques et familiaux du couple sont recueillis, la pathologie génétique est évaluée et le risque de récidive est expliqué. Le couple est également informé des différentes possibilités et techniques de diagnostic préimplantatoire, avec une évaluation des avantages, des inconvénients et des taux de réussite.

Enfin, dans le cas du diagnostic préimplantatoire, le couple et, si la technique choisie l’exige, les proches du couple reçoivent un échantillon de sang pour une analyse de l’ADN, afin de permettre un diagnostic personnalisé.

Etape 5 : Interprétation des analyses

Lorsque le couple a effectué les tests requis, il revient pour un contrôle et la procédure de traitement est décidée.

La procédure est ensuite expliquée, les risques éventuels de la technique, les questions du couple sont répondues et le consentement éclairé est donné. Le couple se voit ensuite expliquer le protocole de traitement personnalisé et approprié.

Etape 6 : Stimulation ovarienne

La stimulation ovarienne nécessite l’utilisation de médicaments visant à obtenir une croissance folliculaire multiple. Selon le protocole de stimulation utilisé, la durée du cycle complet de stimulation ovarienne varie de 10 à 20 jours. Les différents protocoles sont choisis en fonction des caractéristiques de la réserve ovarienne, de l’âge et de l’histoire clinique de la patiente.

Etape 7 : Prélèvement d’ovules

Le prélèvement des ovules (pick-up) est effectué par voie trans-vaginale sous contrôle échographique, sous anesthésie locale ou neuroleptoanalgésie (sédation légère) à la demande de la patiente ou selon les instructions médicales. Une prophylaxie antibiotique peropératoire est administrée pendant cette procédure. Tous les follicules présents, à l’intérieur de certains diamètres (>16 mm), sont aspirés et le liquide folliculaire obtenu est immédiatement examiné au microscope à la recherche d’ovocytes.

L’ovocyte est considéré comme mature (du point de vue nucléaire), et donc utilisable pour l’insémination in vitro, s’il a atteint le stade de la métaphase II.

Etape 9 : Collecte et préparation du liquide séminal

Le matin de la procédure de prélèvement des ovules, le partenaire masculin prélève le liquide séminal. L’échantillon de liquide séminal est ensuite préparé en laboratoire à l’aide de techniques visant à améliorer la capacité de fécondation des spermatozoïdes.

En cas d’absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat (azoospermie) ou en cas d’échec de l’éjaculation, les spermatozoïdes peuvent être prélevés dans le testicule et/ou l’épididyme par des procédures de prélèvement chirurgical (TESE, TESA/PESA).

Etape 10 : Évaluation du sperme

Les spermatozoïdes sont normalement observés et sélectionnés à un grossissement de 400 fois.

Dans certains cas, afin d’effectuer une sélection plus précise, la technique IMSI (Intracytoplasmic morphologically selected sperm injection) peut être indiquée. Elle consiste à évaluer la qualité des spermatozoïdes individuels à très fort grossissement où il est possible d’identifier des anomalies morphologiques telles que des vacuoles et des défauts nucléaires.

Etape 11 : ICSI – injection de sperme intracytoplasmique

Cette technique consiste à éliminer mécaniquement toutes les barrières de l’ovocyte, constituées des cellules du cumulus et de la corona radiata, et à introduire un seul spermatozoïde sélectionné directement dans le cytoplasme de l’ovocyte.

L’ICSI offre l’énorme avantage de pouvoir observer et sélectionner les gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) avant leur utilisation. Les embryons obtenus par ICSI sont cultivés in vitro.

Etape 12 : Culture d’embryons

Après la fusion entre le spermatozoïde et l’ovocyte, une cascade d’événements est déclenchée qui conduit à la formation de l’embryon. Les signes de fécondation sont exprimés 18 à 20 heures après l’insémination ovocytaire.

En effet, à l’intérieur de la cellule fécondée (zygote), on peut observer la présence de deux noyaux qui portent respectivement l’information génétique, l’un d’origine maternelle et l’autre d’origine paternelle. Après une nouvelle période de culture in vitro (24-48 heures), le nombre d’embryons formés et leur qualité embryonnaire sont évalués.

La qualité d’un embryon est donc donnée par un ensemble de paramètres qui doivent être évalués avec précision au cours des différentes phases du développement.

L’évaluation précise des embryons joue un rôle diagnostique fondamental dans le traitement et doit donc être considérée comme de première importance.

Etape 13 : Biopsie de l’embryon

La biopsie de l’embryon est effectuée selon les méthodes convenues avec le couple et en fonction des exigences diagnostiques spécifiques au 5e jour de croissance in vitro.

Elle consiste à prélever quelques cellules de l’embryon sans compromettre son développement normal.

Une fois la biopsie effectuée, les embryons sont congelés par vitrification jusqu’à l’obtention du résultat du diagnostic, après quoi les embryons appropriés sont transférés dans l’utérus.

Etape 14 : Transfert d’embryon

Les embryons obtenus sont transférés dans l’utérus au moyen d’un cathéter fin et, dans de très rares cas, par transfert trans-myométrial.

Cette procédure est indolore et ne nécessite donc pas d’anesthésie.

Dès le lendemain du prélèvement des ovocytes, la patiente commence à recevoir de la progestérone naturelle par voie vaginale pour soutenir la phase lutéale.