La-Fécondation-In-Vitro-FIV- comment-ça marche

La Fécondation In Vitro FIV : comment ça marche ?

Qu’est-ce que la fécondation in vitro ?

La fécondation in vitro, FIV, est un traitement utilisé en PMA. Elle consiste en l’union de l’ovule avec le spermatozoïde réalisée en laboratoire – in vitro – afin d’obtenir des embryons à transférer dans l’utérus de la femme, dans le but de parvenir à une grossesse.

Pour réaliser cette procédure, il est nécessaire d’effectuer une stimulation ovarienne contrôlée, dans le but d’obtenir les ovules qui seront ensuite fécondés in vitro pour obtenir des embryons. Une fois obtenus, les embryons seront maintenus en culture pendant 2 à 5 jours, au terme desquels généralement deux d’entre eux seront transférés dans l’utérus, tandis que les autres seront conservés pour l’avenir.

Dans quels cas la FIV est-elle indiquée ?

La fécondation in vitro peut être réalisée avec le sperme d’un donneur ou celui du conjoint et permet de faciliter le processus de fécondation lorsque des causes empêchent sa réalisation naturelle.

Ce traitement est indiqué pour :

  • Les femmes qui ont déjà effectué plusieurs inséminations sans succès.
  • Les femmes souffrant d’endométriose sévère, de pathologies tubaires ou de mauvaise qualité des ovocytes.
  • Femmes d’âge avancé, avec des ovules de mauvaise qualité.
  • Les femmes présentant une pathologie tubaire ou l’absence de celle-ci.
  • Les femmes chez lesquelles il est nécessaire de réaliser une étude génétique préimplantatoire.
  • Les couples dans lesquels l’homme a une faible qualité de sperme.

Comment fonctionne la FIV ?

Comment se déroule la FIV

Tout d’abord, l’ovulation de la femme est contrôlée, par le biais de la stimulation hormonale, dans le but de produire une ovulation multiple. La nécessité de collecter davantage d’ovocytes découle d’une simple considération : plus les embryons sont transférés dans l’utérus, plus les chances d’implantation sont grandes.

Les ovocytes sont recueillis sous guidage échographique, le plus souvent sous anesthésie générale. Ils sont sélectionnés et laissés à incuber à 37 degrés, pendant 24-48 heures, dans des liquides préparés et avec une population choisie de spermatozoïdes.

Après cette période, si la fécondation a eu lieu, comme c’est le cas dans 70 à 90 % des cas, les embryons sont transférés dans l’utérus. Leur nombre est généralement choisi en fonction de l’âge de la femme : 1 à 2 si elle a moins de 36 ans, 2 à 4 chez les femmes plus âgées. Ceux qui restent, appelés surnuméraires, sont congelés et conservés pendant des années.

La conservation des embryons

La nécessité de conserver ces embryons découle du fait que les opérations répétées de stimulation ovarienne, peuvent être néfastes pour la santé de la femme. De ce point de vue, la congélation des embryons dans l’azote liquide (-196°C) représente une ressource précieuse en cas d’échec des premières tentatives de mise au monde d’un enfant.

Pourcentage de réussite

Sur les 2 à 4 embryons transférés dans l’utérus de la femme, au moins un devrait réussir à s’implanter et ainsi établir la grossesse tant attendue. Le nombre d’embryons est alors choisi en faisant la médiation entre la possibilité d’un échec et une éventuelle grossesse multiple.

C’est un choix important car une grossesse multiple pourrait compromettre l’issue de la grossesse et la santé de la mère et du fœtus. En revanche, les taux de réussite de la fécondation in vitro ne sont pas très élevés, à tel point que l’on parle d’une moyenne de 35% si la femme a moins de 36 ans, jusqu’à des pourcentages inférieurs à 9% pour les plus de 40 ans. Le taux d’avortement est également assez élevé, proche de 20 %, tout comme le risque de grossesse gémellaire. Il semble également y avoir une plus grande probabilité de naissances prématurées et de bébés d’un poids insuffisant.

On n’a pas toujours la chance de réussir du premier coup. En fait, dans la plupart des cas, vous devez subir plusieurs tentatives de FIV.

Plus de 40 % des couples subissent 4 cycles de PMA ou plus. Le fait positif, cependant, est que près de 70% des couples parviennent à avoir au moins un enfant dans les 5 ans qui suivent le début du processus de FIV, même si, il faut le répéter, les taux de réussite ne sont pas absolus mais dépendent des conditions de chaque membre du couple et aussi de la structure dans laquelle ils se rendent

Accepter le diagnostic d’infertilité peut être très difficile

Accepter que vous avez ce problème peut vous plonger dans le plus sombre des désespoirs et finit souvent par devenir une obsession. Parvenir à supporter tout le poids de l’anxiété et des sentiments négatifs est certainement l’une des épreuves les plus difficiles.

Certains, par exemple, vivent le diagnostic d’infertilité et tout ce qui s’ensuit comme une honte à cacher, d’autres ont du mal à en parler, même avec leur famille et leurs amis proches. En fait, les commentaires, difficiles à digérer, de ceux qui ne comprennent pas, voire désapprouvent, l’idée de recourir à la fécondation assistée, insistant selon eux pour chercher un enfant à tout prix, contre la volonté de la nature, ne manquent pas.

En outre, il ne faut pas sous-estimer les difficultés qui peuvent surgir dans la gestion de la relation et de la vie sexuelle avec le partenaire. Des pensées de colère et de vengeance envers le coupable peuvent s’installer. Et encore il peut arriver que pour vous ce soit un drame, et pour lui ou elle au contraire ce ne l’est pas.

En bref, le diagnostic est un moment très difficile. Sachez qu’il est normal de se sentir mal et que vous avez le droit de prendre le temps nécessaire pour traiter ce qui est en fait une sorte de deuil.