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Indications et contre-indications au ballon gastrique

Pour qui le ballon gastrique est-il indiqué ?

Patients ayant un IMC supérieur à 30 mais inférieur à 40

Le ballon gastrique n’est pas une méthode qui convient à tout le monde. Il y a des indications claires quant à qui peut et ne peut pas le mettre.

Généralement, le chirurgien bariatrique propose le ballon gastrique aux patients qui sont obèses depuis au moins cinq ans et qui ont suivi un parcours bien encadré et protégé de tentatives diététiques et de soutien psychologique. Lorsque l’équipe soignante reconnaît que le patient ne peut pas trouver de solution efficace par lui-même et qu’il présente un indice de masse corporelle supérieur à trente (IMC > 30), le ballon gastrique est vraiment la première étape mini-invasive qui peut l’aider à perdre du poids. Le ballon gastrique aide le patient à manger moins, le patient se sent pris en charge parce qu’il a une « aide interne » bien qu’il n’ait pas à déléguer sa bonne volonté au ballon.

Patients dont l’IMC est compris entre 40 et 50

Nous avons dit que l’IMC était supérieur à 30, mais les médecins ont tendance à ne pas dépasser 40 ou tout au plus 50. Cependant, il existe également la possibilité de placer le ballon gastrique chez les patients dont l’IMC est compris entre 40 et 50 (40< IMC<50), voire plus, en tant que thérapie de transition, c’est-à-dire en tant que pont vers la chirurgie bariatrique. En effet, les patients dont l’IMC est supérieur à 50 (IMC > 50) présentent inévitablement des risques plus élevés en matière d’anesthésie et une plus grande possibilité de complications post-chirurgicales. Dans ces cas, le ballon intragastrique aura pour but d’aider le patient à perdre ces 10-15 kilos, dont la perte est en mesure de placer le patient dans une classe de risque inférieure afin de pouvoir entamer une véritable chirurgie bariatrique.

Un patient ayant un IMC élevé peut également subir une pose d’un ballon gastrique s’il est proposé pour une chirurgie majeure, pas nécessairement bariatrique. De ce fait, le chirurgien pourrait éventuellement placer un ballon gastrique dans ce cas également, afin de réduire les risques anesthésiques et post-chirurgicaux.

D’une manière générale, le ballon gastrique permet d’avoir de bons succès, c’est-à-dire des patients qui perdent facilement 20 kilos et qui s’habitue progressivement à améliorer leur comportement face à la nourriture et leur mode de vie.

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Y a-t-il des contre-indications à l’insertion du ballon gastrique ?

Contre-indications relatives au ballon gastrique

Il existe des contre-indications relatives au ballon gastrique, qui sont des problèmes qui, s’ils sont résolus, permettent de placer le dispositif dans la cavité gastrique. Par exemple, une œsophagite sévère : une fois qu’elle a été résolue par un bon contrôle gastroscopique qui montre une résolution du dommage totale de la muqueuse, il est possible de placer le ballon gastrique.

De même, un ulcère gastrique, qui n’est pas néoplasique, ou un ulcère duodénal qui guérit complètement ou encore un ulcère duodénal qui saigne ou un ulcère gastrique qui peut guérir.

Contre-indications absolues au ballon gastrique

Il existe également des contre-indications absolues au ballon gastrique. Les plus importantes sont que le patient présente une hernie hiatale de grande taille, supérieure à 5 cm. Cela crée des difficultés dans la méthode et pourrait prédisposer à des complications en cas de rupture du ballonnet ou d’autres problèmes avec le dispositif.

Une autre contre-indication est la présence d’une chirurgie de résection antérieure au niveau de l’œsophage et de l’estomac ou la présence de la maladie de Crohn qui peut affecter par des lésions inflammatoires, érosives-ulcéreuses, des perforations ou des fistules l’ensemble de l’appareil gastro-intestinal, de la bouche à l’anus.

D’autres contre-indications absolues au ballon gastrique sont la présence d’un néoplasme ou un traitement anticoagulant, par exemple chez un patient cardiaque ou dans toute situation clinique pour laquelle un anticoagulant a été utilisé.

En outre, un patient dont la pathologie psychiatrique ne permet pas une bonne collaboration, un patient trop anxieux qui n’est pas en mesure d’accepter consciemment ce type de thérapie et surtout de la supporter pendant les six mois durant lesquels le ballon gastrique sera laissé dans l’estomac.

Enfin, un patient qui est dépendant de l’alcool ou des drogues n’est pas considéré comme étant un bon candidat à la pose d’un ballon gastrique.

Comment le ballon gastrique est-il inséré ?

En pratique, le patient effectue une gastroscopie de routine, un ou deux mois avant la mise en place du ballon gastrique pour s’assurer que tout est en ordre et qu’il n’y a pas d’éventuels problèmes à traiter. Le jour de l’insertion du ballon gastrique, le patient est amené au bloc opératoire, où une ultérieure une gastroscopie est réalisée, puis le ballon en silicone est inséré dégonflé. Une fois qu’il a atteint la cavité gastrique, il est gonflé en position allongée avec de l’eau physiologique en quantité variable de 500 à 750 cc, à laquelle on ajoutera 2 cc de colorant bleu de méthylène. En effet, pendant les mois où le ballon reste dans la cavité gastrique, il peut se rompre, bien que cela soit rare, sans que le patient n’ait de problèmes majeurs, voire sans s’en apercevoir. Le colorant, qui est totalement inerte et inoffensif, est ajouté précisément pour que le patient puisse voir si le ballon s’est rompu, grâce à la coloration bleue de l’urine. C’est un signe sans équivoque que le ballon n’est plus intact.

Une fois rempli, le ballon gastrique est laissé dans la cavité gastrique avec une petite traction sous le cardia (sortie de l’œsophage vers l’estomac). Le patient, qui a été admis la veille pour être mieux préparé, restera à l’hôpital pendant 2 ou 3 jours.