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FAQ Cancer de la thyroïde

Comment fonctionne la glande thyroïde ?

La régulation hormonale de la thyroïde se fait par l’intermédiaire de l’hypophyse (une glande endocrine située dans le crâne qui produit et libère des hormones), plus précisément par l’hormone thyroïdienne (TSH) :

  • Lorsque le taux d’hormones thyroïdiennes est trop faible, la TSH incite la thyroïde à en libérer davantage.
  • À l’inverse, lorsqu’il y a trop d’hormones thyroïdiennes en circulation, l’hypophyse inhibe l’action de la thyroïde.

Le bon fonctionnement de la glande thyroïde dépend d’un apport nutritionnel adéquat en iode (qui, comme nous l’avons vu, compose les hormones T3 et T4), dont l’apport quotidien est estimé à 150 ug/jour et qui est apporté, par exemple, par l’eau de boisson.

Le cancer de la thyroïde est-il un cancer très répandu ?

Le cancer de la thyroïde représente 4 % de tous les cancers humains. L’incidence du cancer de la thyroïde a augmenté au cours des 20 dernières années, mais cela est probablement dû à l’amélioration des moyens de diagnostic. Grâce à l’introduction de l’échographie, les médecins et les spécialistes sont désormais en mesure de détecter de petits nodules qui échappaient auparavant aux différents contrôles.

En pourcentage, les femmes sont beaucoup plus touchées par ce type de cancer que les hommes, dans un rapport de 4 à 1, et la tranche d’âge la plus touchée se situe entre 45 et 50 ans.

Quels sont les tests de dépistage du cancer de la thyroïde ?

Il n’existe pas de test sanguin de dépistage pour prévenir le cancer de la thyroïde. La seule possibilité est une échographie, mais elle ne peut pas être réalisée à grande échelle.

On estime que jusqu’à 70 % des personnes de plus de 50 ans dans les pays occidentaux ont un nodule thyroïdien. Dans seulement 5 % des cas, cependant, il s’agit d’une tumeur maligne. Pour cette raison, une échographie de dépistage généralisée n’est pas envisagée, car elle mettrait en alarme inutilement les populations sans qu’aucune pathologie réelle ne soit présente. L’examen n’est donc proposé qu’en présence de facteurs de risque, tels que des antécédents familiaux ou un volume accru de la glande.

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L’alimentation peut-elle aider à prévenir le cancer de la thyroïde ?

Comme la formation des nodules dépend également de la carence en iode, qui est endémique en Europe et dans les pays occidentalisés, la principale forme de prévention à table est la consommation de sel iodé. Cet aliment est conseillé à tous sans distinction car il permet d’obtenir la bonne quantité de ce minéral. Il est évidemment préférable de ne pas en abuser car, comme on le sait, le sel favorise l’hypertension. La règle est donc d’utiliser un peu de sel, mais d’utiliser du sel iodé. Les autres aliments qui contiennent de l’iode, comme le poisson, n’apportent pas une quantité importante de ce minéral, il n’est donc pas nécessaire de conditionner son régime alimentaire pour cette raison.

Comment le diagnostic de cancer de la thyroïde est-il établi et quels sont les traitements indiqués ?

Une fois la présence du nodule détectée, il faut en comprendre la nature. Pour ce faire, une aspiration à l’aiguille combinée à un examen cytologique est nécessaire. En pratique, un échantillon est prélevé sur le nodule et ses cellules sont analysées en laboratoire. Cette phase de diagnostic est de la responsabilité de l’endocrinologue : il est très important qu’il ait de l’expérience dans la réalisation d’une aspiration à l’aiguille et il en va de même pour le cytopathologiste en ce qui concerne la lecture de la lame.

Si le nodule est malin, la procédure de choix est la thyroïdectomie, c’est-à-dire l’ablation chirurgicale de la glande thyroïde. Dans certains cas, cependant, une lobectomie conservatrice est plus appropriée ou, lorsque le carcinome fait moins d’un centimètre et que le patient est d’accord, une observation vigilante peut suffire : c’est-à-dire surveiller le nodule tous les six mois pendant les deux premières années, puis une fois par an pour voir s’il a tendance à s’étendre.

Y a-t-il un risque de métastases avec le cancer de la thyroïde ?

La possibilité de métastases dans le cancer de la thyroïde à distance est une éventualité difficile à exclure a priori, mais elle est rare, survenant dans 5 % des cas. Le patient doit donc être suivi régulièrement et le test de la thyroglobuline peut fournir des informations utiles à cet égard. En outre, une échographie du cou est déjà suffisante pour savoir si la tumeur a quitté la glande thyroïde et atteint les ganglions lymphatiques.

Comment choisir la structure sanitaire où traiter le cancer de la thyroïde ?

La première chose à évaluer est l’expérience du centre, c’est-à-dire le nombre d’opérations de thyroïdectomie réalisées en une année. Le suivi, c’est-à-dire la prise en charge du patient après l’opération, est également important. Il nécessite que le patient soit suivi par un endocrinologue expert en cancer de la thyroïde ou, à défaut, par un médecin nucléaire, si une radiothérapie est nécessaire.

Quand faire une évaluation de la thyroïde pour prévenir les maladies thyroïdiennes ?

Un contrôle de la glande thyroïdienne est conseillé en présence de facteurs de risque tels que des antécédents familiaux, une polygamie ou des difficultés à concevoir. Une glande qui fonctionne mal peut également entraver la grossesse et augmenter le risque de fausse couche. Si l’anomalie n’est pas corrigée avec le bon dosage de médicaments, la probabilité d’une naissance prématurée ou d’un poids insuffisant à la naissance est plus élevée. Pour ces raisons, il est important que la femme souffrant d’une maladie de la thyroïde soit suivie tout au long de la grossesse, tant d’un point de vue endocrinologique que gynécologique.