A quoi s’attendre d’une visite chez l’endocrinologue

A quoi s’attendre d’une visite chez l’endocrinologue

En quoi consiste la consultation en endocrinologie ?

Première étape : anamnèse et examen physique

L’examen endocrinologique est indolore et non invasif. La visite en endocrinologie dure environ une demi-heure, entre 20 et 40 minutes selon les troubles à analyser. Dans un premier temps, le médecin procède à une enquête verbale appelée anamnèse : il interroge le patient sur ses habitudes, ses antécédents, sa familiarité avec certaines maladies et les symptômes rencontrés.

L’examen physique explore les symptômes rapportés par le patient et détecte d’autres aspects qui pourraient être influencés par des troubles endocriniens et métaboliques. Tout d’abord, le médecin mesure la taille, le poids, la tension artérielle et le pouls (à l’aide d’un sphygmomanomètre). Il peut ensuite procéder à l’auscultation. En fonction des symptômes rapportés, le médecin peut trouver des éléments utiles au diagnostic tels que des tâches, des éruptions, des stries, des dépôts graisseux, des signes d’infection. Il examinera en particulier les mains, les pieds, l’abdomen et l’intérieur de la bouche. Il peut également vérifier l’état des dents et rechercher par palpation des protubérances sur l’abdomen et le cou (recherche de nodules thyroïdiens, par exemple).

Deuxième étape : les examens complémentaires

Dans certains cas, des investigations complémentaires peuvent être menées. Par exemple, en cas de suspicion ou de diagnostic de diabète, il mesure la glycémie. L’endocrinologue peut aussi réaliser un examen endocrinologique par échographie : grâce à une sonde qui émet des ultrasons, il peut voir les structures internes du corps sur un écran. L’examen est inoffensif même pour les femmes enceintes, rapide et indolore. Il peut être inclus, par exemple, dans les examens d’endocrinologie de la glande thyroïde (détection des nodules et autres anomalies).

Sur la base des résultats, l’endocrinologue prescrit un traitement ou des examens. L’évaluation des taux d’hormones et d’autres substances dans le sang ou l’urine est utile pour identifier clairement les problèmes endocriniens et métaboliques. L’imagerie permet de localiser les nodules, les tumeurs et autres anomalies.

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Les principaux examens chez l’endocrinologue

Bilans sanguins

À partir d’un échantillon de sang, les techniciens de laboratoire peuvent détecter la présence de cholestérol, de triglycérides, de minéraux, d’hormones circulantes ou de leurs indicateurs. Si des maladies auto-immunes sont suspectées, des anticorps, par exemple spécifiques à la thyroïde, peuvent également être recherchés. Les tests de la fonction thyroïdienne sont réalisés de la manière suivante : des analyses de sang permettent de détecter la TSH, la T3 et la T4, les hormones qui régulent ou sont produites par la glande thyroïde. Les hormones étant souvent produites en quantités différentes au cours de la journée (comme la mélatonine) ou du mois (comme la progestérone chez la femme), ces tests nécessitent généralement des prélèvements répétés au cours de la journée ou à quelques semaines d’intervalle.

Tests urinaires

Les tests urinaires sont utiles, par exemple, pour détecter la présence d’acides et de cétones, qui peuvent indiquer une acidocétose alcoolique ou un diabète, ou de cortisol, qui pourrait conduire à un diagnostic de la maladie de Cushing.

Échographie

Un instrument qui émet des ondes sonores, appelé sonde à ultrasons, est utilisé pour étudier les tissus lorsque les ultrasons les traversent et se réfractent différemment selon le type de cellules. Indolore et inoffensif, il convient également aux femmes enceintes. Il est recommandé, par exemple, pour détecter les nodules de la glande thyroïde ou étudier les glandes parathyroïdes. L’échographie transvaginale peut être recommandée pour certains diagnostics. Dans l’échographie endoscopique (ou écho-endoscopie), la sonde est introduite dans le tube digestif, en passant par la bouche ou le nez, pour détecter des anomalies, notamment des tumeurs comme les insulinomes. Des biopsies peuvent également être réalisées par endoscopie.

Radiographie

Cet examen nécessite l’utilisation de très faibles doses de rayons X, des ondes électromagnétiques qui traversent certains tissus et permettent ainsi d’observer et de photographier certaines structures internes du corps. La procédure est simple et non invasive. Elle est inoffensive, mais pas pour les embryons et les fœtus, et les femmes enceintes ne peuvent donc pas la subir. Un endocrinologue prescrira une radiographie, par exemple, en cas de suspicion de problèmes de croissance chez l’enfant et l’adulte.

Imagerie par résonance magnétique (IRM)

L’IRM peut également être pratiquée chez les femmes enceintes (après le troisième mois). Cet examen est la meilleure méthode d’imagerie diagnostique pour l’analyse des tissus mous. Il est donc utilisé par exemple pour détecter des masses dans les glandes surrénales et pancréatiques.

Scintigraphie

Cet examen implique l’administration d’un traceur qui est détecté par un instrument appelé gamma-caméra. La façon dont le traceur s’accumule permet de détecter des pathologies, par exemple des tumeurs des glandes parathyroïdes.

Test de stimulation

Ce test dynamique implique que l’opérateur administre une hormone au patient, à des doses contrôlées, afin de tester la réponse de l’organisme. Il mesure les niveaux de l’hormone dans le sang avant l’administration, puis plusieurs heures plus tard au cours d’une journée ou du jour suivant. Les personnes prenant des suppléments ou des substituts hormonaux doivent les interrompre le jour du test, en suivant un avis médical.

Test de suppression

Dans ce test dynamique, le spécialiste administre un médicament qui diminue le taux d’une hormone donnée. La réaction de l’organisme, évaluée par l’analyse des taux de l’hormone avant et après l’administration du médicament, permet d’établir un diagnostic. Par exemple, la dexaméthasone, qui supprime la production de cortisol chez les patients normaux, n’a aucun effet dans les cas de syndrome de Cushing.

Examen gynécologique et endocrinologique

Le médecin examine les retards du développement pubertaire, les irrégularités et autres problèmes du cycle menstruel, l’infertilité, l’hyperandrogénie, le SOPK, l’ostéoporose et le syndrome prémenstruel. Le principal moyen de détecter ces problèmes est l’entretien avec le patient et l’observation de la peau et des cheveux, des examens complémentaires étant prescrits si nécessaire. Avant ou pendant la grossesse, il est très important de faire un bilan de santé auprès d’un endocrinologue, car des maladies telles que le diabète et l’hypothyroïdie et d’autres affections, si elles ne sont pas bien contrôlées, compromettent le succès de l’accouchement.